Rupt du Puits

Date
31 août 2019

Durée
8h30

Type de sortie
Initiation
Département
Meuse (55)

Massif
Bassin parisien

Commune
Robert-Espagne

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
DĂ©part pour l’aventure depuis Bastille, nous prenons la route le vendredi vers 19h. Dernier weekend avant la rentrĂ©e scolaire, c’est d’autant plus jouissif de quitter la capitale alors qu’une grande partie d’ex vacanciers y retourne. Ça ne nous empĂȘche pas de nous tromper de sortie 2 fois en 5 minutes
 Mais il en faut plus pour attaquer notre bonne humeur !

ArrivĂ©e Ă  SavonniĂšres-en-Perthois vers 23h. On repĂšre l’entrĂ©e principale de la carriĂšre puis on laisse la voiture sur le parking de la mairie. On trouve rapidement le super squat, mais l’on prĂ©fĂšrera passer la nuit Ă  l’intĂ©rieur d’une cavitĂ© voisine d’une quinzaine de mÂČ dont l’entrĂ©e est protĂ©gĂ©e par une bĂąche, nous installons notre campement de fortune : bĂąche, tapis de sol, matelas gonflables, duvets et bougies.

On s’endort confiant mais on rĂ©alise rapidement qu’on est un peu court sur les vĂȘtements chauds. Le froid s’intensifie encore davantage Ă  l’extinction des derniĂšres bougies. RĂ©sultat, on passe la nuit autour des 9°, pas vraiment ce qu’on nous avait annoncé 

Le fait de sortir de la carriĂšre le lendemain matin nous fait rĂ©cupĂ©rer 15° supplĂ©mentaires. Le ciel est bleu, on regretterait presque d’aller s’enfermer sous terre. Quelques courses Ă  Cousances-les-Forges, petit dej Ă  Robert-Espagne et on se dirige vers le Rupt du Puits dont le forage se trouve Ă  10 minutes Ă  pied de la route, en pleine forĂȘt.

Arthur installe la corde, on mange un morceau, et peu avant 13h on a les pieds dans l’eau de la riviĂšre souterraine. CĂŽtĂ© faune, on y trouve quelques salamandres, crapauds, et beaucoup de moustiques. Sur le chemin, on remonte le courant en passant sous de superbes concrĂ©tions. La riviĂšre fait 1 Ă  2 mĂštres de largeur, on a de la hauteur sous plafond et le niveau d’eau oscille entre chevilles et cuisses (la taille pour VĂ©ro ) ce qui ne ralentit pas trop notre progression. Il y a juste une zone de cascades que nous Ă©vitons en utilisant une vire qui passe au-dessus. Tout au bout, on arrive au siphon et on fait un bref dĂ©tour par l’Affluent des Macaronis jusqu’à une piĂšce bas-de-plafond jonchĂ©e de fins stalactites, la salle Jacqueline. Au retour, on dĂ©cide aprĂšs rapide concertation de traverser la zone de cascades par le bas. Pas trop de visibilitĂ© sur la profondeur, on tente par prĂ©caution de s’accrocher sur la paroi pauvre en prises avec plus ou moins de succĂšs


On bifurque ensuite par l’Affluent des Marmites et pour revenir au point de dĂ©part, il nous faut passer par le Laminoir des HuĂźtres, la Galerie du Sable et le MĂ©andre Marcellin. Rien d’insurmontable sur le papier, on estime la traversĂ©e Ă  1h30. Oui mais non
 Le Laminoir des HuĂźtres (une galerie de sable sec oĂč ne tient pas Ă  4 pattes) nous prend dĂ©jĂ  45 minutes et une bonne partie de notre bonne humeur, alors qu’il ne reprĂ©sente sur le plan qu’1/4 de de la traversĂ©e jusqu’au MĂ©andre. On ne se pose mĂȘme pas la question d’aller visiter la Galerie merdique (l’avait-on ne serait-ce qu’évoquĂ© d’ailleurs ?), mais celle de rebrousser chemin se pose. Comme la Galerie du Sable semble offrir plus de libertĂ© de mouvement malgrĂ© le fait qu’elle soit en partie immergĂ©e, on dĂ©cide d’un commun accord de continuer. La progression est certes plus rapide mais aussi laborieuse. Les pauses sont de plus en plus frĂ©quentes et chaque faille qui nous permet de s’assoir sans se courber est une bĂ©nĂ©diction. Seulement, le froid et la perte de patience nous envahissent. Alors que VĂ©ro, JĂ©rĂ©my et moi ne pensons qu’à la sortie et prions pour ne pas qu’un obstacle nous oblige Ă  faire demi-tour, Arthur est encore capable de s’extasier de la forme des roches qui nous entourent
 Enfin on arrive Ă  l’entrĂ©e du MĂ©andre Marcellin et on savoure le plaisir de tenir debout. Le MĂ©andre ne nous permet pas de marcher de face mais qu’importe, on a l’impression de progresser Ă  plein rĂ©gime par rapport aux 2 heures prĂ©cĂ©dentes. Petite frayeur sur la fin, JĂ©rĂ©my doit prendre de la hauteur pour se faufiler et n’est pas Ă  son aise lĂ -haut. On lui sert alors Ă  plusieurs reprises de prises humaine avant qu’il ne puisse redescendre et progresser par le fond du mĂ©andre. Heureusement, plus de peur que de mal. Nous rejoignons enfin la riviĂšre et nous dirigeons vers la sortie. Arthur est le premier Ă  s’attaquer aux 50 mĂštres de corde qui nous sĂ©parent de la surface. En attendant, on se nettoie un peu, on reprend des forces et on tente de se rĂ©chauffer. VĂ©ro est la derniĂšre Ă  remonter, on en profite pour tester la poulie Protraxion. On n’est pas trop de 3 pour la remonter (dĂ©solĂ© VĂ©ro ). Une fois tous en haut, il fait dĂ©jĂ  nuit, ça ne nous empĂȘche pas de nous faire attaquer par des frelons asiatiques qui ont l’air d’apprĂ©cier notre bel Ă©clairage, on plie bagage en vitesse en partie dans le noir et on rejoint la voiture.

Missions suivantes : trouver de l’eau pour la boisson et la cuisine (on en trouvera dans un cimetiĂšre) et se mettre d’accord sur le lieu du bivouac (retour Ă  la carriĂšre hors de question malgrĂ© les arguments foireux d’Arthur, on valide le lavoir de Haironville).

Nuit bien meilleure que la prĂ©cĂ©dente, ce ne sera malgrĂ© tout pas suffisant pour motiver VĂ©ro et JĂ©rĂ©my Ă  faire la sortie du jour. Avant de se mettre en route, nous croisons Luigi, le gĂ©rant de la maison lorraine de la spĂ©lĂ©ologie au cafĂ© oĂč l’on prend le petit dĂ©jeuner. On retourne Ă  SavonniĂšres-en-Perthois et Arthur et moi nous prĂ©parons pour la descente. Au passage, on croise un habituĂ© des carriĂšres un peu bourru qui y fait pousser des champignons et nous harcĂšle de questions. Pour cause, des dĂ©gradations ont lieu dans la carriĂšre rĂ©cemment.

Le rĂ©seau de la Sonnette est un peu plus casse-tĂȘte Ă  trouver que le super squat. Au bout du compte, ça valait le coup, le premier puits de 30 mĂštres est large et magnifique. S’en suit un puits Ă©troit de 12 mĂštres et un dernier de 10 mĂštres. Au final, la corde de 100 mĂštres y passe. On dĂ©jeune au fond et on remonte tranquillement. On a passĂ© Ă  peine 3 heures sous terre, on rejoint ensuite le reste de l’équipe pour le nettoyage du matos dans la riviĂšre de Cousances-les-Forges.

Avant de quitter la région, on dépose la clé à la maison lorraine de la spéléo, on en profite pour soulager leur mirabellier de quelques fruits juteux et on reprend la route de Paris.

Week-end dense, Ă©puisant mais plein de bons moments. A refaire, merci Ă  vous 3 !

Julien P.


Participants

VĂ©ronique B. , Arthur P. , Julien P.

Commentaires

Commentaire posté par JPC le 12/10/2019
Et donc, il manque dans la liste des participants le débutant de l'étape : Jérémy M.