Carrières de Caumont

Date
13 juin 2020

Durée


Type de sortie
Classique
Département
Eure (27)

Massif


Commune
Caumont

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Départ matinal pour rejoindre Yves à Caumont, non loin de la Seine. L’entrée se fait par la carrière des Maquisards, un immense cavage dans une falaise de craie blanche typique des boucles de la Seine. Après un premier passage bas, on rejoint l’ancienne champignonnière où on peut se changer dans un baraquement grand luxe. On part pour une première boucle, passant à l’aller par une ancienne usine souterraine, qui servait à fabriquer de l’oxygène liquide pendant l’occupation allemande. On passe ensuite de la carrière au réseau naturel : la grotte de la Jacqueline. Après la Galerie Martel, le groupe se sépare en deux pour progresser, une équipe se dirige vers la salle du lac (le point le plus bas) pendant que l’autre se faufile dans la galerie du Camping Club de France et ses outils de désob toujours en place dans la glaise. Le retour se fait par le passage de la boîte aux lettres, puis par un méandre équipé en fixe.

On savoure un pique-nique en plein air, ponctué par diverses anecdotes sur l’histoire de la carrière et de son ouverture (ou non) aux spéléos.

L’après-midi, direction le lac des 10 échos, qui porte bien son nom : on n’en voit pas le bout et nos cris de bestioles souterraines résonnent longtemps. Ensuite, direction la rivière des robots, avec un petit détour ambiance étroite et escalade pour aller voir le puits René, qu’on ne peut pas remonter car la drisse s’est fait la malle.
On continue donc dans la rivière, la galerie s’abaisse jusqu’à ce que ‘on se retrouve à genoux puis à quatre pattes dans l’eau. Quelques salles plus ou moins sèches permettent de se relever, certaines sont terrassées pour y bivouaquer. On remonte jusqu’au siphon amont, où certains se baignent jusqu’au cou. On ressort péniblement de cette rivière pour retourner se baigner, dans un lac de la carrière. On presse un peu le pas pour sortir de la carrière, se mettre au sec et savourer une bière sur le parking. Retour à Paris vers 21h30.

Elise

*****

Déconfinement en galerie confinée

Deux semaines après la reprise des activités spéléo, les règles sanitaires du déconfinement progressif et une suggestion de Jef nous font choisir Caumont, une carrière recoupée par une rivière souterraine naturelle.

Départ donc le samedi matin à 8 h de Vanves avec la voiture vanvéenne. La team des Roses nous rejoindra directement sur place à 10 h. Sur le parking, nous sommes tous contents de nous retrouver, et excités à l’idée de retourner sous terre après ces 2 mois d’arrêt. Nous prenons nos affaires, nos EPI, nos kits, et direction l’entrée de la carrière des Maquisards. Nous marchons un bref temps dans la carrière, jusqu’à la « chaufferie » dans laquelle nous enfilons nos combinaisons et nos baudriers. Pas besoin de quincaillerie pour cette matinée, juste de nos longes et notre bonne humeur ! Au programme : la Jacqueline. Petite reprise sympa dans ce réseau, quoiqu’un peu boueux, quoique la suite fut pire ! Le chemin de l’aller, la galerie Martel, ne présente aucune difficulté jusqu’à la salle de la couronne. Là, nous décidons de séparer le groupe en deux : une partie ira en direction d’un lac à la fin d’un dédale, l’autre crapahutera dans la galerie du Camping-Club de France (ce nom nous a arraché un petit rire à chacun, mais la galerie n’a juste que le nom de ses découvreurs). Je fais partie du groupe qui ira à la salle du lac en premier. La galerie est un vrai dédale, nous nous retrouvons en hésitation au niveau de plusieurs croisements, et après une progression mi-rampée, mi quatre-pattes, nous arrivons enfin au lac à l’eau limpide, splendide. Après quelques photos, en prenant garde à laisser l’eau bien claire pour le groupe suivant, il est déjà temps de faire demi-tour. Au retour, c’est encore les mêmes difficultés de repérage à cause du nombre de chemins obscurs et inexplorés. Nous parvenons finalement à retrouver la salle, l’autre groupe et nous échangeons. Pour rejoindre la galerie du CCdF, il faut s’engouffrer dans un trou au beau milieu de la salle. Au bout de la galerie, petite déception : rien. Rien que de la boue, et quelques vieux outils de désob laissés là par des spéléo. Nous remontons donc dans la salle de la couronne où l’autre groupe ne tardera pas à nous rejoindre.

Pour le retour, nous nous amusons, un par un, à passer par « la boite aux lettres », une belle étroiture dont l’entrée se trouve en haut de la salle. Jef nous attendait à la sortie pour nous mitrailler avec son appareil photo, dans des positions loin d’être avantageuses. C’est passé « comme une lettre à la poste » ! Pour varier un peu de l’aller, direction les méandres où une belle opposition nous attendait, avec de l’eau au fond.

Retour dans la carrière, il est temps de manger (il fait faim !). Pour le pique-nique, nous décidons de sortir dehors, au niveau de l’ancienne entrée de la carrière. Yves avait ramené une bouteille de rouge pour fêter la première sortie post-confinement, que nous partageâmes gaiement, tout en écoutant ses anecdotes.

Au programme pour cet après-midi : l’usine Allemande, le lac aux 10 échos et la rivière des Robots.
L’usine Allemande était active pendant la seconde guerre mondiale, pour fabriquer de l’oxygène liquide. Yves nous raconte qu’une ligne de chemin de fer reliait l’usine à l’extérieur, en atteste le plafond de la carrière, noirci par le vieux diesel des locomotives. Après avoir visité le rez-de-chaussée et les emplacements des anciennes roues et machines, nous montons à l’étage pour découvrir l’ancienne salle de contrôle et ses multiples trous au plancher pour le passage des câbles.
Ensuite, nous restons encore un peu dans la carrière pour découvrir le lac des 10 échos : un lac très allongé dans une galerie assez longue. Nous approchons en silence, et arrivés devant le lac, Yves pousse un grand cri. Presque 10 secondes d’écho, qui se répercute sur toutes les parois, jusqu’au bout de la galerie. Impressionnant.
La suite se passe dans le lit de la rivière Blanche. Au début, la progression se fait dans un petit boyau, étroit et boueux. Nous nous arrêtons quelques instants pour aller voir si l’installation d’une corde est possible dans le puit René. Pour atteindre le puit, nous devons tout d’abord passer dans une serrure (passage qui fut plutôt laborieux pour certains, ultra facile pour d’autres), puis enchaîner avec une escalade glisseuse (un mélange entre glissante et glaiseuse). Arrivés au pied du puit, c’est la frustration : la drisse qui permet de monter la corde en haut du puit a été remontée. Nous ne ferons pas de manip de corde aujourd’hui, dommage ! Retour dans la galerie principale pour continuer la progression.
Au départ, nous avons les pieds dans l’eau, puis les genoux. Puis la galerie se rétrécie et le plafond, bas, nous oblige finalement à marcher à quatre pattes dans l’eau. Au bout du tunnel, la lumière... Non, juste la voûte mouillante qui clapote devant nous. Demi-tour.
Le retour fut ponctué de lancers de projectiles glaiseux, pour égayer un peu la progression. Nous sommes ressortis marrons de la tête aux pieds ! La galerie des Robots tient donc bien son nom.
De retour dans la carrière, nous nous lavons dans un lac, puis nous rentrons à la chaufferie pour nous changer.
Fin de la journée, retour aux voitures, on se congédie autour d’une bonne bière et chacun retourne chez soi.

Romane


Participants

Catherine B. , Jean-Francois B. , Carole G. , Elise G. , Clément N. , Romane N. , Arthur P.

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