Scan 3D

Date
13 avril 2021

Durée


Type de sortie
Matériel
Département
Seine Saint Denis (93)

Massif
Bassin parisien

Commune
Gagny

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Le COSIF a sollicité les spéléos franciliens pour assurer la sécurité de 2 personnes de la société scandrone (voir leur site) devant effectuer le relevé 3D des 3 carrières de Gagny (93).


https://scandrone.fr/

6 spéléos franciliens (Catherine B, Célina M, Fabien F, Gael M, Jean-François F, Philippe B des clubs ABIMES (92), AVENS (94), SC Rosny (93) ont ainsi aidé Jean-Philippe M et Olivier C dans leur tâche. Il s’agissait d’aider à porter le matériel aux endroits délicats, passages bas, ressauts, tas de blocs, fortes pentes, de chercher les passages les plus surs, de repérer les galeries annexes via les plans et d’y trouver les endroits adéquats pour les mesures.

Le levé 3D se fait via 2 scanners FARO Focus :

https://www.faro.com/fr-FR/Products/Hardware/Focus-Laser-Scanners


https://www.youtube.com/watch?v=MWd8N24wxKw


Chaque scanner a été programmé pour faire un point de mesure tous les 12 mm - soit 10,9 millions de point par prise de vue en basse définition - de façon à avoir une résolution suffisante pour assurer un relevé adapté à la demande (estimation des volumes). Compte tenu de la dimension des galeries, ceci impose une mesure tous les 8 m, ou à une distance plus courte si besoin particulier, tel recoin, galerie basse ou obstacle limitant le faisceau laser, etc. L’opérateur commence déjà par rechercher un point adapté, permettant au scanner de couvrir une zone optimale, couvrant un espace le plus vaste possible, sans trop dépasser les 8 m. Là, il déplie son pied puis effectue le réglage de l’horizontalité via l’écran tactile du scanner. Après quelques secondes de mise en route, l’optique centrale tourne à vitesse élevée, envoyant régulièrement le faisceau laser sur les surfaces tandis que l’appareil tourne lentement sur son support pendant 90 secondes, durée adaptée à la mesure visée, en émettant une lumière clignotante et un bip. L’opérateur et le spéléo accompagnant tournent avec le scanner pour ne pas figurer sur le levé ou se cachent dans un angle. Un bip finalise la mesure. Le géomètre note le numéro du point fourni par le scanner sur la topo papier, replie le pied et se déplace vers un autre point, préalablement repéré par le spéléo accompagnant. Celui-ci ne chôme pas, effectuant parfois plusieurs fois les mêmes trajets pour repérer les passages et assister au transport du scanner sur pied si le parcours est malaisé. Car nos géomètres n’ont d’expérience souterraine que le relevé dans une grotte aménagée, aux sols bétonnés plats et bien éclairée. Ici, il faut leur chercher le meilleur cheminement, enlever parfois quelques blocs instables, chercher un lieu de mesure assez large et dégagé, parfois perché sur un tas de blocs, porter délicatement le lourd et cher scanner pour que le géomètre soit plus à l’aise dans sa progression. Le scanner de Jean-Philippe est monté sur un lourd pied métallique de topographe et l’ensemble pèse 12 kg. Celui d’Olivier n’est que sur un fort pied photo et ne pèse « que » 7 kg.
Pour la première séance dans la haute masse, Philippe étant seul, il a dû se partager entre un vidéaste et Jean-Philippe, l'autre vidéaste étant avec Olivier. Il a cherché des angles de prises de vues et servi d'éclairagiste car les vidéastes n’avaient pas de lumière ! Avec sa Scurion et ses Armitek, il a pu bien aider. Il a ensuite aidé à améliorer la stratégie de topo de façon à réduire le temps de marche pour tous et les risques d'oublis. Après le départ des vidéastes, autre stratégie pour ne pas laisser un géomètre seul, avance ensemble, chacun faisant une fraction de réseau. Allers retours de l'un à l'autre en passant devant pour les passages plus délicats. Fin dans un couloir qui relie 2 parties de la carrière, ce qui a permis un redémarrage aisé le lendemain.
Pas de problème pour la suite pour Cat et Jef à la 2ème séance dans la haute masse et la 4ème dans la basse masse. Dans cette dernière, un tunnel à l’accès réduit effraye nos géomètres qui n’iront pas au bout, étroit. Gael effectue la troisième séance. 5ème et 6ème séances plus tard, Célina et Fabien pour la champignonnière. Dans le puits d’accès, ils devront descendre et remonter 2 vidéastes et nos 2 géomètres, pas légers et inquiets déjà avant cette descente. Le rendement des levés reste élevé malgré l’importance des 3 carrières, totalisant plusieurs kilomètres. Dans une bonne ambiance entre géomètre et spéléos, la totalité des mesures aura nécessité 6 jours. Ensuite, l’assemblage des scans et les calculs imposeront à scandrone un travail conséquent sur ordinateur.

En final, pour les spéléos, un bon aperçu de la topo 3D. Le coût du scanner, de plusieurs milliers d’euros, limite pour le moment son usage aux professionnels mais on parle déjà de modèles plus légers et moins onéreux. Seront-ils compatibles avec les passages étroits, boueux et aquatiques de nos cavités naturelles préférées ? L’avenir nous le dira.



Participants

Catherine B. , Jean-Francois B. , Fabien F. , Celina M.

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