Week-end initiation Ă  Montrond (+ Dahu)

Date
18 septembre 2021

Durée
3h + 7h + 3h30

Type de sortie
Initiation
Département
Doubs (25)

Massif
Jura

Commune
Montrond-le-Château

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Compte rendu week-end Montrond-le-Château 17-18-19/09/21.

Ce week-end d’initiation a eu lieu dans le Doubs, à Montrond-le-Château, du 17 au 19 septembre 2021. Nous étions 6: 4 abimés non débutants (Élise G., Clément N., Arthur P., Kévin G.), et 2 abimés débutants (Rémi R. et Sophie D.). Première sortie sous terre pour Rémi et moi, après 1 ou 2 initiation(s) aux techniques de progression sur corde, au Puiselet et au Viaduc des Fauvettes.

Une première partie de l’équipe est arrivée jeudi soir, avec Arthur, Élise et Clément.

Après avoir abandonné l'idée d'aller commencer l'escalade prévue de longue date aux Cavottes à cause d'une désertion de cadres de dernière minute et d'un genou affaibli, Arthur et Clément qui auraient dû finir d'équiper l'accès au lac le vendredi choisissent une petite promenade de santé : aller chercher les Reefnet (sondes de pression et température) posées il y a de ça 2 ans au Dahu.
Petit doute sur le chemin a emprunté, mais rapidement dissipé, c'est bien la bonne voie. Toutefois en arrivant à proximité de l'entrée, le nombre d'arbres couchés nous fait douter de trouver l'accès intact.
Clément, grand amateur de cailloux, trouvera l'occasion de récupérer une meule (oui oui, une meule) au pied de la falaise.
Arrivé devant le Dahu, on récupère la première sonde qui se trouve à l'entrée et tentons de la décharger sur le PC que nous avons emmené. C'est un échec… La sonde n'est pas reconnue par le PC, aussi nous partons dans l'idée de toutes les sortir. Clément et Arthur partent donc avec le matériel minimal, baudrier, longes, mousqueton acier en guise de descendeur et bloqueurs et pédale pour la remontée. Une souris en néoprène est même au fond des mini-kits pour permettre d'aller chercher la dernière sonde qui est au delà de la VM3 (lire Voûte Mouillante 3) si le niveau d'eau est trop haut.
Le Dahu, grotte permettant l'accès au plus beau collecteur du Doubs (parait-il), nous surprend toujours par la largeur et la propreté de ses galeries. Il y a plus d'eau dans les flaques que dans notre souvenir (souvenir qui n'est pas très bon puisque Clément partira tout droit dans une galerie où l'on s'enfonce jusqu'au genoux dans la boue plutôt que de monter dans la galerie supérieure).
On arrive poussivement à la VM3 et là, la voûte mouillante est un siphon !
Ce ne sera pas encore aujourd'hui qu'Arthur verra le plus beau collecteur du Doubs, le niveau ayant été trop important la dernière fois.
Demi-tour vers la sortie, on prend une douche rapide sous la cascade et on repart vers les voitures, plus lourds de quelques Reefnets, d'une meule et de quelques kilos de boue.
Le nettoyage du matériel nous prendra une bonne partie de la fin d'après-midi.



Avant de rentrer au Gîte, Clément et Arthur en profitent pour aller jeter un œil à la Source de la Loue qui se situe non loin. C'est grandiose !



Le reste de l’équipe est arrivée vendredi soir, avec Rémi, Kévin et Sophie. Le lendemain matin, direction la grotte des Cavottes. Nous nous équipons sous un soleil agréable, et rentrons dans la grotte à 11h15. Nous descendons la doline, puis entamons la galerie d’entrée qui conduit à la salle du Chaos. Premier coup d’œil joyeux sur les pans de roche karstique qui se dressent sous nos yeux, puis nous partons en direction de la diaclase, sur la droite de la salle. Pour cette première sortie pour Rémi et Sophie, découverte de passages de blocs rocheux, à la fois en descente (en bloquant avec bras et jambes pour freiner la descente), et en montée. Les abimés non débutants nous accompagnent en nous donnant des conseils et des idées de prise pour avancer au mieux. Nous arrivons sur une vire, puis sur le premier ressaut de 5 mètres. Sensations particulières de se lancer pour la première fois en descente sous terre: agréable de découvrir! Là encore, la team des encadrants est au top pour nous accompagner avec leurs conseils, patients et pédagogues. Nous progressons ensuite dans une galerie, puis arrivons sur le ressaut suivant de 7 mètres, qui donne sur la salle Fournier. Nous nous dirigeons vers le réseau nord. Après un passage dans une 2è diaclase, nous arrivons dans la salle des Dunes. Magnifique salle aux proportions impressionnantes, qui possède un calme particulièrement apaisant. Nous y pique-niquons. Une fois fini de déjeuner, nous profitons de cette salle calme pour faire l’expérience du noir complet et du silence total. Très intéressant à expérimenter ! Nous continuons dans la galerie au Nord. Nous arrivons dans la très jolie et haute salle Ex-Terminale. Nous pouvons y observer des sangsues. Et également, en bonus.. une statue de nain de jardin qui se cache dans les hauteurs de la salle. Nous empruntons le puits de 5 mètres au fond à gauche. Nous voilà un peu plus bas, accueillis par des petites statuettes en glaise. La salle suivante se mérite, au prix d’un cour
t ramping dans la boue. Nous voilà arrivés dans la cavité la plus au nord du réseau, la salle terminale : très belle découverte, et pour tout le monde, puisqu’aucun des membres de l’équipe n’était déjà venu. Nous découvrons une première partie de la salle avec une imposante cheminée de 50m. Des cordes du GCPM (Groupe Clostrophile du Plateau de Montrond) sont installées ici, et surplombent une impressionnante portion de stalagmite couchée au centre de la salle (plus grande que ce qu’il est habituel de voir comme concrétions aux Cavottes). A noter également dans cette salle de nombreux ossements de grands mammifères (de bovins peut-être?). En progressant encore dans la cavité, nous arrivons tout au Nord du réseau supérieur: un très joli volume se dessine, surplombé par une coupole creusée dans le plafond, et bordé à gauche par une voûte mouillante. Elise aperçoit une grenouille tout au fond. Nous prenons le temps de réaliser quelques photos. Nous redescendons le réseau Nord, et arrivons de nouveau dans la salle Fournier. Arthur, Clément et Rémi grimpent tout en haut de la trémie qui se trouve là. A leur retour, toute la troupe se dirige dans le réseau Sud. 2 équipes se dessinent: Élise, Kévin, Rémi et Sophie progressent en découverte, tandis que Clément et Arthur activent le mode exploration, en ouvrant les yeux à la recherche de départs de galeries à explorer pour les prochaines fois. Sur le chemin, nous croisons un grand rhinolophe, ainsi que de nouvelles statuettes en glaise (plutôt au fond du réseau Sud). Une fois arrivés au puits de 20 mètres (qui conduit vers le niveau inférieur), nous faisons demi-tour. Il est l’heure de tranquillement rebrousser chemin: nous remontons donc le P7, puis le P5, puis la vire. Bonus de fin de journée : nous empruntons la tyrolienne pour revenir à la salle du Chaos. Bien amusant ! Au global de la visite, nous sommes donc restés dans le réseau supérieur. Nous ressortons en surface vers 18h15/30: quel bonheur pour une première sortie,
pour Rémi, et moi Sophie. Superbe journée.

TPST: 7h



Le soir, Rémi nous a préparé une croziflette, c’était excellent ! Benoit Decreuse est venu nous rendre visite (membre du GCPM) pour partager avec nous un peu de sa connaissance du réseau des Cavottes. 2 voisins du gîte speleo d’à côté sont également passés, et c’était bien sympa!

Le lendemain matin, direction le gouffre des Ordons. Nous descendons à 4, Kévin, Élise, Arthur et Sophie. Dans le gîte spéléo d’à côté, un groupe de spéléos anglophones est sur le départ : après discussion avec eux, ils vont aussi aux Ordons, et ils ne voient pas d’inconvénient à ce qu’on utilise leurs cordes sur place. Nous descendons sous terre vers 11h. Premier puits de 5 mètres, très courte vire, puis 2è puits de 20 mètres, débouchant dans la cavité. Une fois en bas, le spectacle est grandiose : le gouffre est long de 150-200 mètres, et est un véritable musée à ciel ouvert, rempli de concrétions aux couleurs variées (du blanc étincelant, presque translucide, au ocre très foncé, en passant par des couleurs plus nuancées). Cette vision donne l’impression d’être dans une espèce de grand couloir d’un énorme château, richement sculpté et décoré. C’est superbe. Nous voilà partis en balade jusqu’au fond de la grotte, en prenant soin de ne pas glisser sur les pierres au sol. Nous observons différentes formes de concrétions, dont des « piles d’assiette » assez nombreuses. Les stalagmites sont parfois tout en finesse & hauteur, et parfois nettement plus massives, formant de grandes orgues de pierre. Sur le chemin du retour, nous prenons le temps de faire quelques photos. C’est déjà l’heure de sortir, et de remonter le puits de 20 mètres. En tant que débutante, bien sympa de remonter ce puits d’une plus grande distance, pour la sensation d’élasticité en bas de la corde, et de passage en endurance pour cette montée un peu plus longue. A la sortie, vers 14h30, nous retrouvons Clément et Rémi, qui étaient venus à notre rencontre en surface.

TPST: 3h30.



Retour au gîte pour déjeuner, faire le ménage du gîte, et rincer le matériel à l’eau (cordes, combis, baudriers). Nous reprenons la route vers 17h.

En résumé: un beau week-end rempli d’explorations, de croziflette et de rigolade ! A renouveler sans modération :) .

Participants

Kévin G. , Elise G. , Clément N. , Arthur P.

Commentaires

Commentaire posté par Alain G de Pau le 26/10/2021
Avez vous vu les salamandre de l'entrée?!

Commentaire posté par Alain de Pau le 26/10/2021
Euh les salamandres du Dahu....

Commentaire posté par Arthur P le 26/10/2021
Désolé, je n'ai pas vu de salamandres cette fois ci ni la fois passée il y a deux ans...