Aven des Baragnes et Vallon de la Colle (amont et aval)

Date
21 février 2026

Durée
4h - 2h30 - 1h

Type de sortie
Classique
Département
Alpes Maritimes (06)

Massif
Préalpes de Castellane

Commune
Saint-Cézaire-sur-Siagne - Escragnolles

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
L'objectif de ce week-end était de pouvoir enfin faire la sortie ABIMES pour faire de l'explo au Réseau 5 de l'Aven du Calernaüm, sortie qui était initialement prévue le week-end précédent.
Manque de chance, ma douleur à l'avant bras s'est transformée en tendinite, je pense que m'engager dans une sortie de 2 jours avec bivouac n'est pas très prudent.
J'appelle Sylvain pour l'informer et il me rassure, lui a un début de sciatique, ça l'arrange de revoir nos objectifs à la baisse.
On cherche donc un trou chouette, pas loin et équipable avec le matériel à notre disposition. On propose également aux copains du coin et on leur demande conseil. On finit par trouver la veille au soir.


Samedi 21 février 2026
Participants : Arthur P, Sylvain C, Manon P (Sophitaupes), Lucas S (Sophitaupes)

On part donc sur l'Aven des Baragnes, situé sur la commune de Saint-Cézaire-sur-Siagne.
Rendez-vous est donné à 12h, on se retrouve sur le parking en bord de route pour pique-niquer au soleil avant de suivre un chemin qui d'après le GPS nous amène directement au trou. Manque de chance, lorsque l'on atteint la cavité, ce n'est pas la bonne. On suit donc le GPS de randonnée de Lucas et on se retrouve à couper à travers la broussaille telle une compagnie de sangliers pour atteindre la bonne entrée. Arrivée à bon port, on voit le chemin que l'on aurait dû emprunter, au moins on saura par où passer au retour.

l'Aven des Baragnes est un -141m qui se développe sur une faille inclinée, dans un beau calcaire blanc et marmoréen du Portlandien ;). On atteint les -108 quasiment sans quitter la corde et dans de gros volumes. Lucas était déjà venu mais avait fait demi-tour à environ -80, l'équipement laissant vraiment à désirer. Depuis des locaux sont repassés mettre de beaux spits tous neuf et faire quelques AF, on peut tout équiper proprement si l'on ne passe pas devant les points sans les voir. Il y a même des gougeons ici ou là, de quoi contenter tous les amateurs d'équipement divers et variés.
La tête du p40 à environ -80 demande quelques contorsions et démarre d'un palier recouvert de cailloux. La purge prend un peu de temps avant de se lancer à l'équipement. Il est possible de se tromper d'itinéraire à cet endroit, le fameux P40 ayant 2 entrées et le palier se situant à côté d'un autre puits qui lui est borgne.

En bas de ce beau P40, à -108m, après un petit passage de noeud à 2 m du sol, histoire de réviser un peu nos techniques, s'ouvre un boyau qui semble boueux et moins large. On hésitera un moment avant de s'engager (on était encore propre jusque là), mais finalement ce n'est pas si sale ni si étroit.
Un ressaut et un P10 plus tard on est à -123m et c'est là que démarre un boyau propre, mais humide dans lequel il faut s'engager pour aller voir le fond.
Seul Lucas aura la motivation de continuer, il ne touchera pas le fond car une corde aurait été la bienvenue pour finir sereinement, mais il ne s'arrêtera pas loin.

On remonte, on déséquipe et on rentre prendre l'apéro tous ensemble en partageant des anecdotes de spéléos.



TPST : 4h

Dimanche 22 février 2026
Participants : Arthur P, Sylvain C

Il fait beau et chaud, la tendinite d'Arthur ne s'arrange pas et le début de sciatique de Sylvain non plus, on se dit qu'on se ferait bien un petit canyon.
Mais il faut composer avec les interdictions de pratique hivernale de certains canyon, avec la route à faire et le besoin d'une seconde voiture pour faire une navette.
On choisi donc de faire un canyon à priori peu pratiqué mais pas trop loin, le Vallon de la Colle

On part pour Escragnolles sur les coups de 10h30 (on a dû mettre un réveil ce matin), le temps de poser la première voiture au lieu dit "La Source Parfumée" , de transférer les affaires et de se garer au parking amont, on attaque la marche d'approche du Vallon de la Colle Amont. à 11h30.
Le début de la marche d'approche est raide et en plein soleil puis, dès que l'on approche du sous-bois on se retrouve à marcher dans la neige qui a ici oublié de fondre, on s'enfonce parfois à mi-mollets.
Les 1h30 annoncées ne sont pas volés, on arrive au départ du canyon pour pique-niquer au soleil devant une décharge sauvage.
Le canyon est sec, d'après ce qu'on a pu lire 2 jours seulement après une période de pluies intenses il ne coule déjà plus rien !
Toutefois, sur tout le long de la descente les hautes herbes sont couchées, il a dû donc couler il y a peu.

Première cascade, premier obstacle non équipé, on le contournera par la rive droite sans difficulté.

De nombreux obstacles dans ce canyon ne sont pas équipés et nécessitent d'être contournés. C'est dommage car d'avantage d'équipement le rendraient plus ludique. Les obstacles équipés le sont rarement (c'est à dire quasiment jamais) avec des points doublés. Il nous arrivera même de préférer descendre sur amarrage naturel (arbre) plutôt que sur l'équipement en place.
On profite tout de même de la belle vue et du paysage de bancs calcaires bien découpés.
La végétation est très présente et les églantines s'accrochent aux vêtements, heureusement que l'on a prévu le coup en se mettant en combinaison spéléo.

On rejoint la route et on se dirige vers la voiture pour se rendre sur le parking du départ du Vallon de la Colle Aval, la partie intermédiaire ne représentant apparemment que peu d'intérêt.


TPPST : 2h30


Carole et Arthur avaient déjà fait le Vallon de la Colle Aval en septembre dernier en marge du RIF, aussi on ne perd pas de temps à chercher le chemin. La partie inférieure du canyon étant alimentée par une résurgence se situant dans la partie intermédiaire, on se change en combinaison néoprène et on part sur la marche d'approche qui dure approximativement 5min. On est dans le canyon vers 17h et contrairement à septembre dernier l'eau coule suffisamment pour donner une très chouette ambiance (mais elle est fraiche !).
La dernière fois la légèreté de certains équipement nous avait interpellé. Cette fois-ci, en sortant de la partie amont, on trouve que la partie aval est équipée dans les règles de l'art, voire même suréquipée ! Amarrages doublés, points reliés, possibilité de faire quelquefois des mains courantes : c'est le luxe.
Les conditions sont tellement agréable que l'on descendra le canyon en environ 1h.
La marche de retour n'est pas beaucoup mieux marquée que la dernière fois, mais de jour on distingue mieux le tracé. Le début du retour se fait en remontant un éboulis non stabilisé ce qui est parfaitement pénible.
Retour à la voiture au crépuscule, on reprend la route de nuit pour rentrer manger.




TPPST : 1h

Participants

Sylvain C. , Arthur P.

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