Petit comité en Meuse & Haute-Marne

Date
Du 06 juin 2026 au 07 juin 2026

Durée
2 jours

Type de sortie
Initiation
Département
Meuse (55)

Massif
Bassin parisien

Commune
Trois-Fontaines-l’Abbaye

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Vendredi 5 juin 2026 :
Rendez-vous dès que possible au local. JPC, qui vient d'aller faire les courses, y est vers 18h pour préparer tout le matériel. Nous quittons le local vers 19h30 mais partons réellement qu'aux environs de 20h30 car un petit souci de lampes est venu nous perturber : les casques neufs du club n'ont pas encore de lampes compatibles avec le respect des EPI. Il faut donc trouver une solution temporaire. Après moultes appels (Xis qui est sur la route de Sassenage, Arthur qui part en spéléo en Belgique, Jef qui randonne en Bretagne) on attend Benoît, le fils de Jef, afin qu'il nous prête des lampes qui peuvent se fixer sur les nouveaux casques d'initiation.
Après 3h30 de route, nous voilà arrivés au gîte à Trois-Fontaines-l’Abbaye. À 3 dedans, chacun a une chambre, c'est donc hyper confortable (mais une des chambres n'a pas de fenêtres... Ici, y-a pas de claustro !) À noter une petite ambiance monstre et compagnie dans cette petit chambre pourvue de non moins que de quatre portes !

Samedi : Dans la carrière de Savonnières-en-Perthois

Levé à 8h et après le petit déjeuner, départ vers la carrière de Savonnières, à 25 min de route.
Une fois le matos préparé, nous voilà prêts à rentrer dans la carrière.
Une demande d'autorisation a été demandée au préalable. Nous avons donc les codes des cadenas.
Quentin et Félix découvrent la carrière pour la première fois tandis que JP est déjà venu il y a une dizaine d'années.
L’entrée n’est pas de prime jeunesse, la carrière n’est plus en usage très actif depuis de nombreuses années et les maçonnerie date de la première moitier du siècle précédent.
Nous tombons rapidement sur quelques vestiges de son activité passée … un reste de vestiaire par ci, un vieux moteur électrique par là.

La carrière est constellée de gouffres découverts par les carriers au fur et à mesure de l’exploitation des lieux, Nous nous baladons donc en essayant de trouver le chemin vers le gouffre du Cornuant puis vers celui de la Besace.
Sur le chemin, des écritures sur les murs, plus ou moins récentes nous rappelle que le lieux a traversé l’histoire. Les textes, la typographie, les références et les dédicaces évoluent au grès des modes et des attentions de l’époque. Les notes de travail des carrier des années 1900, quelques griefs contre Léon Blum des années 30, l’invitation sans allusions d’un coureur de jupons des années 50, le passage des premiers speleo des années 80, les aventures des jeunes du coins dans les années 2000. Si les pierres ne sortent plus et que les scies se sont tuent avec les année, le milieu n’en reste pas moins à sa façon vivant.

Sortie des rêverie, ne passons devant le gouffre de la besace. Nous n'avons pas prévu d’y descendre, mais ça permet de visiter un peu l'endroit.
Après quelques hésitations, nous voilà enfin à la Sonnette, le trou visé aujourd'hui. Il faut dire qu’il y a de quoi s’y perdre (on y reviendra) les marquages sont multiples
Jean-Paul part en premier pour équiper le départ et nous enchaînons sur la pause casse-croûte avant de commencer la descente.
Félix part en premier dans le trou et après un enchaînement de quelques mains courantes, le voilà dans le magnifique P30 qui se loge dans la cavité avec une forme de fer à cheval qui nous semble presque maçonné a la vue de la remarquable régularité de ces parois.
La suite du gouffre se compose d'un enchaînement de puits et de petits ressauts jusqu'à la salle terminale qui indique la fin du gouffre. Nous sommes alors à -60 m.
Quentin tente d'aller voir au bout d'une chatière mais revient vite vu l'étroitesse du trou (plus c’est petit moins ça passe)
Petite pause de 10 min et nous repartons. Quentin et Félix vont se charger du déséquipement.
N'ayant jamais fait ça auparavant, c'est une première pour Félix. Il se charge des premiers puits avec Jean-Paul qui surveille les manips. Il part ensuite un peu en avant et laisse gérer la suite.
La fatigue arrive vite et Félix se prend un peu la tête pour s'organiser avec les différentes manips. Le manque d'habitude se sent. La poignée manque même d'être perdue, mais tombe miraculeusement dans le sac de corde juste en dessous.
Exténué, Félix rejoint Quentin et Jean-Paul qui l'attendent au pied du P30. Jean-Paul part en premier, Félix en deuxième et Quentin s'occupe de déséquiper la dernière partie : un point important lors du déséquipement est de faire très attention à ce que la longe (en général c'est la courte) ne soit jamais coulissante sur un morceau de vire dont l'un des côtés n'a qu'un seul amarrage !
Il est environ 16h et nous sortons du gouffre après avoir passé environ 3h dedans.
Nous galérons un peu avant de trouver le bon chemin à travers la carrière. Le super marquage commence à vieillir nous offrant un belle itinéraire touristique et tout n'est plus toujours bien compréhensible. La boussole de JPC aide un peu à s'orienter.
Une partie de la carrière est interdite d'accès à cause de champignonnières en activité, mais nous n'en voyons aucune malgres quelques effluves lointaines de champignons frais !
Après 1h de marche et de lecture du plan de la carrière, nous voilà de retour à la voiture.
Nous rangeons le matériel et le préparons pour la journée de demain. Il n'y a qu'une corde de 55 m prévue ainsi que deux mousquetons, c'est donc rapidement fait. Il est 18h20, direction le gîte et l'apéro !
Quentin et Jean-Paul vont visiter le village et son abbayes et découvrent qu'il y a des concerts prévus ce soir dans les ruines de l'abbaye. Les ruines de l’abbaye sont impressionnantes et témoignent de la relative importance du lieu à une époques. De beaux reste sont toujours présents, rescapé de la période révolutionnaire et d’usage de l’abbaye comme carrière de pierre. Les plus aventureux pourrons très certainement retrouver certaines des pierres cette ruine bien romantique sur ou dans les maisons du villages.

Pendant ce temps, Félix les attend avec l'apéro au gîte et après 2h à discuter, nous lançons le repas et allons ensuite nous coucher vers 23h.

Dimanche : Ă  Robert-Espagne

Réveil à 8h, même petit déjeuner que la veille et départ vers 9h30 direction le Rupt du Puits. C'est une rivière souterraine à laquelle on accède via un puits de 50 m qui a été foré.
la cavité a été découverte pas des plongeurs ayant remonté les multiples siphons depuis la résurgence. Démontrant l’intérêt du réseaux, ils ont obtenue dans les annnees XX l’autorisation d’y creuser un puis d’accès.
Nous y arrivons vers 9h45 et sommes au pied du puits après une marche de 250 m.
Avec sa forme et son diamètre , le puis d’accès porte bien son nom - si vous vous êtes un jour demander quel est l’expérience d’un sceau allant à la pèche à l’eau, vous aurez ici l’occasion d’en vivre l’expérience à la première personne
Un coffrage métallique et un cadenas protège l'accès du gouffre (Le club dispose d'un double de la clé). Félix se rend compte que les gants ont été oubliés et fait un aller-retour à la voiture. En revenant, c'est le téléphone qui est introuvable. Félix part à sa recherche avec Quentin et nous perdons une bonne demi-heure à refaire le trajet. Le téléphone finit par être retrouvé, juste à côté de l'entrée du puits dans une touffe d'herbe.
Le stress causé par cette aventure terminé, nous entamons la descente dans le P50. Jean-Paul en premier, Quentin en deuxième et Félix pour finir. Nous refermons la porte derrière nous et partageons, pendant la décente, le puits, avec une nuée de ce qui resembles vaguement à une armée de moustiques. Heureusement ceux ci semblent peu attirés par la lumière comme par notre présence d’ailleurs.
Le puits débouche sur une rivière dont le niveau d'eau est indiqué via une sonde et transmis directement sur un site permettant de surveiller le niveau d'eau de la grotte.
Nous allons suivre cette rivière pendant 1h30 avec un niveau d'eau variant entre 10 cm et 80 cm.
On finit par arriver au pied de plusieurs mini-cascades qui remplissent des marmites assez profondes et même trop profonde au bout d’un moment pour espérer les traverser sans mouiller le haut du corps.
En cherchant un peu et en se rappelant des indications données par Arthur quelques jours avant, nous comprenons qu'il faut passer par le haut de la cavité et par une main courante qui permet d'éviter les cuves. Il faut passer par une échelle non visible sur le trajet aller et un pont de singe un peu plus loin avec entre les deux, une série de vires un peu glissante en surplomb du chemin précédent.
On finit par arriver au bout du chemin, qui se referme via un siphon et un début de fil d'Ariane.
C'est l'heure de la pause, petit sandwich et nous faisons demi-tour en empruntant le mĂŞme chemin qu'Ă  l'aller.
Quentin et Félix vont rapidement explorer une galerie, mais font vite demi-tour car ils ne veulent pas traîner et rentrer pas trop tard à Paris.
En bas du puits, Quentin remonte en premier pendant que Jean-Paul soulage des problèmes gastriques dans la rivière.
Le puits de 50 m tape bien sur les cuisses et voilà Félix en nage à la sortie. Il est 15h30 lorsque Jean-Paul sort et que nous retournons à la voiture.
Retour au gîte pour prendre une douche, vider les affaires et départ vers Paris après avoir lavé tout le matériel dans un ruisseau.
Arrivés à Paris autour de 21h, Jean-Paul dépose Quentin à la gare d'Issy et Félix à côté de la mairie d'Issy.
Lundi matin, JP passe au local ranger tout le matos et passer les cordes pour un dernier rinçage dans la machine.

Participants

Felix B. , Jean-Paul C. , Quentin L.

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