Semaine dans le Vercors

Date
Du 01 août 2017 au 06 août 2017

Durée
6 jours

Type de sortie
Classique
Département
Drôme (26)

Massif
Vercors

Commune
La Chapelle-en-Vercors

Descriptif / Compte-rendu
Départ de Paris en soirée le 31 juillet. Arrivée au gîte La Maison de l’Aventure à La-Chapelle-en-Vercors peu après minuit.


Notre semaine d’activités commence donc le lendemain matin. Objectif de la journée : le Scialet du Trisou. Un mois plus tôt, notre échec à trouver l’entrée du trou dans ce bras de forêt rocheux qui borde la route nous avait laissé sur notre faim. Cette fois bien décidés à mener à bien notre mission, mieux renseignés et armés de sept kits, nous commençons à équiper autour de 10h30. Les premiers puits s'enchaînent alors sans difficulté, malgré un passage particulièrement étroit pour l’un d’entre eux. Nous arrivons ensuite dans une série de méandres et d’oppositions acrobatiques, pour lesquelles nous n’avons pas pris de cordes, qui ralentissent notre progression. Certains passages un peu techniques atteignent jusqu’à 15 mètres sous pieds. Le temps passe, vers 15h30 nous arrivons au puits de la douche. Épuisés par les gymnastiques précédentes et nos kits, nous décidons de laisser les cordes en place, rebrousser chemin et finir la descente le lendemain. Sortie du trou à 18h30.


Mercredi matin, de nouveau prêts à affronter le Trisou, nous entamons à 11h la descente cette fois rapides et légers. D’ailleurs nous atteignons très rapidement et sans encombre notre point de retour de la veille, cette fois en forme pour continuer. Julien équipe le puits de la douche. Plus qu’une douche, il s’agit en fait (le jour de notre passage du moins) d’une fine pluie cécitante et d’embruns qui viennent légèrement incommoder la descente et la remontée.

Une fois en bas nous constatons que la couleur de la roche a changé, elle est noire et semble calcinée. Pour cette raison, la seconde partie de notre exploration du Trisou nous a été extrêmement agréable. Quelques méandres les pieds dans l’eau, quelques vasques à enjamber et enfin un puits. Là nous arrivons à une série d’oppositions physiques. Nous abandonnons les kits pour continuer à progresser. Voyant que nous n'arriverons pas au fond, nous faisons demi-tour aux alentours de 17h30. Le temps de déséquiper, nous sortons vers 20h30.


Après ces deux journées éprouvantes au Trisou, nous décidons pour le jeudi de faire une traversée de “remise en forme” : Fenêtre 4 Grotte Roche. Deux cordes suffisent. Nous débutons aux alentours de midi par une marche d’approche en côte d’une vingtaine de minutes. Le sentier surplombe la route de montagne et mène directement à l’entrée de la grotte. Dès les premières minutes nous avons pu constater que s’attarder dans certaines étroitures pouvait rapidement devenir très inconfortable : en cause la forte ventilation et l’humidité de la grotte. Malgré qu’elle soit très fréquentée par les guides et touristes, l’exploration de cette Fenêtre 4 Grotte Roche nous a été très agréable notamment pour son passage égyptien, une progression de côté, le labyrinthe (qui porte bien son nom, nous n’avons pas trouvé l’issue) et enfin une sortie magistrale, dans le lit de la rivière sous une magnifique arche rocheuse de plusieurs dizaines de mètres de haut. Petite journée donc avant d’attaquer la grotte des Ramats prévue le lendemain.


Vendredi réveil tôt le matin. Préparation du matériel pour aller explorer la grotte des Ramats. L’entrée se trouve sous un arbre, dissimulée au milieu d’un encaissement de blocs de pierres qui descend sur 150m jusqu’à la route. Nous commençons tranquillement l’exploration de cette grotte principalement horizontale jusqu’à des étroitures inondées. Nous devons alors user de ruse pour passer certaines de nos affaires sans les “noyer”. La grotte est de plus en plus boueuse, et la progression de moins en moins évidente jusqu’à la salle des nœuds : labyrinthique comme son nom le suggère. Après avoir tourné en rond une bonne heure et demie nous avons eu la très mauvaise idée de nous engager dans une chatière totalement submergée. Il était de toutes façons l’heure de rentrer, boueux et mouillés de la tête aux pieds.


Dernier jour de la semaine, retour à Gournier. Cette grotte que nous avons déjà explorée à plusieurs reprises est toujours une sortie agréable et parfaite pour pré-laver le matériel rendu boueux la veille. Avec l’accord d’un BE sur place nous empruntons une embarcation pour faire la traversée du lac à l’entrée sous le regard amusé des touristes. Une fois la main courante équipée puis traversée, la longue marche escarpée faite, les néoprènes enfilées et le trou de l’entrée 1 descendu, nous voilà dans la rivière souterraine. Un moment plein de nostalgie dans ces vasques d’eau claire et transparente, dans ces longs couloirs de roche que nous connaissions déjà. Les escalades sur barreaux et les passages d’opposition s'enchaînent ensuite : les bras en prennent un coup. Enfin, épuisés de notre semaine nous faisons demi-tour juste avant la cascade de douze en essayant sur le trajet inverse, de profiter le plus possible de cette dernière journée et de la rivière souterraine.


Séjour terminé, plein de bonnes surprises, de perfectionnements et de nostalgie. Il ne nous reste plus qu’à laver le matériel, lover les cordes et rentrer à Paris.


Participants

Julien A. , Jean Baptiste C. , Luc D.

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