Week-end prolongé dans les Causses

Date
Du 30 octobre 2018 au 04 novembre 2018

Durée
8h30 - 4h00 - 5h00

Type de sortie
Classique
Département
Aveyron (12)

Massif
Causses

Commune
Millau - Cantobre - Cornus

Photos







En voir +
Descriptif / Compte-rendu
Nous voici parti pour un week-end prolongé dans les Causses avec des membres de tous horizons : Arthur, Sylvain, Marion (USAN), Pierre (GSP) et Vincent (SCM).

Sylvain et Marion arrivent dès le mercredi soir pour récupérer la voiture de location à Montpellier et rejoignent Vincent pour leur première nuit dans le coin, à Soubès. Pendant ce temps-là, Arthur peut enfin goûter au confort des trains de nuit en siège inclinable et Pierre s’enferme hors de chez lui (avec les clefs dedans) en chargeant les victuailles dans sa voiture.

Le Jeudi matin à 10h, Vincent, Marion et Sylvain récupèrent Arthur qui arrive à la gare de Millau directement en autocar depuis Rodez et après 2h d’attente confortable dans les courants d’air. Direction le premier trou où tout le monde retrouvera Pierre buvant tranquillement son café en bord de route.


Le jeudi, ce sera l’aven de Puech Nègre, dans le causse noir, sur la commune de Millau.

La quasi-intégralité du trou est équipée en fixe en prévision d’un exercice secours à venir, on s’y attaque à 12h. Après qu’Arthur ait équipé une petite partie à l’entrée pour s’exercer sous le contrôle des 2 initiateurs présents, les puits s’enchaînent rapidement jusqu’à un gour où l’on fera quelques pas d’escalades pour ne pas se mouiller et arriver sur un P45 débouchant dans une grande salle à -208m. Ce sera l’occasion de faire la pause déjeuner.

La suite s’annonce agréable, un ramping dans un laminoir où de l’eau circule, une petite hésitation et le méandre des sirènes. Les 2 personnes en tête de progression (que ne l’on nommera pas par solidarité) nous font passer par le haut du méandre, qui se révèle assez sportif à passer, mais duquel on viendra à bout en environ 45min avant d’arriver à une petite série de puits qui donnent dans l’actif à -270m.

Rapide tour en bas et on commence à remonter, on risque d’arriver tard au gîte.

En arrivant au méandre des sirènes on se rend compte que ça passe très bien par le bas, on en sort en 15min grand max. petit passage dans le laminoir pour se rafraichir et on attaque les enchainements de puits. On sortira à 20h30 pour finir par arriver en retard, mais pas trop au gîte à Saint-Jean-du-Bruel.




Le vendredi, direction l’aven Noir, aux confins de l’Aveyron et du Gard.

La route est agréable, on trouve facilement le départ du sentier qui descend le long de la montagne pour franchir une rivière « habituellement à sec ». C’est marrant, on se dit en descendant que la rivière à sec fait quand-même pas mal de bruit, et en y arrivant on se rend compte que ce sera tout à fait infranchissable. Demi-tour, donc et on reprend les voiture pour remonter le cours de la rivière pour atteindre le premier pont, situé 2km (à vol d’oiseaux) en amont. La marche d’approche de 20-30min se transforme donc en randonnée sous un soleil inhabituel pour un début novembre. Après une pause déjeuner que l’on aura finalement fait lors de la randonnée qui a duré presque 2h, on finit par trouver, non sans mal, l’aven.

L’entrée est impressionnante, large de 12m et donnant dans une vaste salle 37m plus bas. A partir de 14h, Arthur, toujours pour s’entrainer, équipera le puits et nous voilà partis, sauf Marion qui préfère rester, cette fois-ci, profiter de la surface ensoleillée. La grande salle au bas du puits d’entrée est très belle, on y trouve de la mousse, des fougères et même des limaces, on se dit que cela doit être magnifique lorsque le soleil tape directement à l’intérieur.

Le faux départ et la randonnée ayant bien entamé la journée, nous n’irons pas bien loin dans l’aven, même si nous étions curieux de voir cette fameuse porte blindée qui, à ce qu’on nous a dit, « privatise » la partie la plus belle du réseau.

A la remontée, nous sommes encouragés par de drôles d’oiseaux que nous devons déranger, certainement des chocards à bec jaune qui nichent à l’entrée de l’Aven, on en sort à 18h00.

La marche de retour se fera dans la nuit noire (dans la nuit noire et obscure, obscure et sombre…) et l’on finira par rentrer au même gîte que la veille en ayant le temps de tester les commandes vocales de la nouvelle GoPro de Sylain. La prochaine fois que vous le croisez sous terre, n’hésitez pas à dire fort et distinctement « GoPro, prendre rafale », ça le fait beaucoup rire !




Le samedi, du gros, de l’imposant, du Mas Raynal (Commune de Cornus, causse du Larzac).

Le samedi matin, c’est le départ de Vincent qui nous quitte pour des fêtes de famille, on ne lui dira jamais assez, le Mas Raynal ça valait pas le coup, t’as eu bien raison !

Après un coup de ménage dans le gîte, on prend la route direction le Larzac et on a la chance de découvrir pour certain (et de redécouvrir pour les autres) avec plaisir un paysage karstique magnifique.

On arrive au Mas Raynal sans difficulté vers 13h, et là ….
Et bien c’est impressionnant et ça l’est encore plus avec la topo sous les yeux.

Pierre s’occupera d’équiper le P100 avec l’aide de Marion et Arthur fera la succession de petits puits latéraux, toujours pour s’entrainer, sous la supervision de Sylvain. Finalement, le P100 se retrouvera fractionné vers -60m, ça frotte, les marques sur le rocher le montrent bien, et on n’a pas forcément envie de faire les marioles à cette hauteur. On se retrouve en bas, après une petite aventure de corde coincée en bas pour Pierre et de fausse route au départ du P60 pour Arthur.

La descente est très spectaculaire, Sylvain et Arthur aperçoivent Pierre descendre dans un volume énorme. Il y a de la mousse, des feuilles et de la lumière quasiment partout et lorsque l’on s’enfonce, on traverse une nappe de brouillard léger.

Au fond coule une rivière, la Sorgues (à ne pas confondre avec la Sorgue, ça n’a rien à voir), qui est un sous-affluent du Tarn, et donc de la Garonne. On trouve, sur le cours de la rivière, une tentative de barrage (le barrage Crémieu date, selon certaines sources, de 1920 et était apparemment défectueux). On s’aventure un peu en amont pour voir quelques jolies concrétions et le siphon, puis on remonte rapidement par les petits puits pour s’essayer à la grande verticale chacun son tour. Sylvain déséquipera les petits puits et Arthur le grand.

On sort du Mas Raynal vers 18h, avec un coucher de soleil magnifique, puis on se dirige vers le dernier gîte à La Vacquerie-et-Saint-martin-de-Castrie.




Le dimanche, activité touristique, visite du cirque de Navacelles et lavage du matériel dans la rivière de la Vis.

Puis retour, vers Marseille pour Pierre, vers Paris via le train pour Sylvain et Marion qui avaient anticipé suffisamment l’achat des billets de train et par le bus de nuit au départ de Montpellier pour Arthur, qui tient toujours à voyager dans les meilleures conditions de confort.


Participants

Arthur P.

Commentaires

Pas de commentaires