Sortie hivernale en Haute Savoie - Tanne à la R'noïlle

Date
25 janvier 2025

Durée
2j

Type de sortie
Classique
Département
Haute Savoie (74)

Massif


Commune
Mont-Saxonnex (74)

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Le 25 janvier nous avons fait une sortie en haute Savoie, a la Tanne a la R'noille ("grenouille" en patois local). L'entrée est en altitude, la première difficulté sera de trouver le bon chemin d'accès. En particulier a la fin, à travers la foret peu pratiquée (merci le GPS), et surtout un lapiaz court mais couvert de neige. Attention aux trous ! On ne manquera pas de mettre le pied dans quelques fissures par mégarde, mais sans gravité.

Puis le puits d'entrée est glacé, donc glissant, et certains spits de la vire sont sous la glace ! JB compense par un amarrage sur concrétion de glace. Solide, mais impressionnant, sachant qu'il y a un P170 dans notre dos, et qu'en purgeant quelques morceaux on entend bien que c'est profond !
Depuis le début ça mouille, la personne qui équipe se fait forcément pleuvoir dessus par endroits. Le côté positif est qu'il y a donc de nombreuses concrétions de glace qu'on prend le temps d'admirer à la descente.

Au fractio du P30, on purge une stalactite de glace qui menace de nous tomber dessus. Sur toute la suite, faire très attention car ce qui tombe parpine dans le P170 !
Le grand puits se descend bien mais là encore il tombe des gouttes et tout le monde en sort plus ou moins humide. On fait une courte pause en bas en sortant les ponchos. La suite est une petite galerie fossile, qu'il faut atteindre en faisant un pas d'escalade exposé au dessus du Puits du Pessimiste.

Ça souffle bien et on est mouillés, on est content de bouger pour se réchauffer. Encore une corde, une petite descente puis une ré-escalade en face a la même hauteur. Le topoguide dit que l'escalade est de 4m mais c'est probablement plus, et c'est exposé. On hésite un peu sur la manière de procéder car peu de prises franches et de lecture pas évidente. Clément finit par monter en libre pour mettre une corde pour les autres. Une corde en fixe ne serait pas du luxe, si on glisse, en plus des "4m" on peut tomber dans un ressaut juste en contrebas ... chute interdite. Et plus tard pour le déséquipement, pour le dernier un anneau de rappel existe mais sur monopoint.

Cet obstacle passé, la petite galerie fossile continue avec quelques passages bas, puis ça s'agrandit et on arrive dans un méandre. Une corde de plus, et on arrive dans l'actif. C'est un petit ruisseau, au début très plat et rectiligne (comme creusé dans une faille verticale). Puis ça change de profil, l'actif devient plus étroit et se met a faire des virages en descendant dans le pendage, formant un joli petit canyon souterrain. Il vaut le détour! Il se termine sur un siphon, devant lequel on fait demi-tour.

En remontant, on visite le début d'une ancienne galerie supérieure creusée en conduite forcée. Mais il est surcreusé par un méandre donc par peur de la glissade (et l'heure qui tourne) on s'arrête rapidement et on poursuit la remontée. Bizarrement, c'est en étant les pieds dans l'eau dans la rivière qu'on aura eu le moins froid de la sortie, car on bouge (et moins de courant d'air).

Au pied du grand puits on se répartit les rôles: Clément et Lena déséquipent. On se rend vite compte, encore plus qu'à la descente, que le puits mouille énormément, comme si il pleuvait: nos deux déséquippeurs décident de garder le poncho, même sur la montée. Remonté comme une cape sur la montée, et en remettant le poncho entier pour attendre aux fractios. Et ce n'est pas du luxe ! Vous savez le bruit de la pluie quand on est sous tente ? En mettant la tête dans le poncho c'est le même bruit (sauf qu'on est déjà mouillé en dessous, au lieu d'être au sec dans la tente).
Lors de la montée une chute de pierres ou de glace passe juste à la droite de Lena et Clément. Il s'avérera que c'était une chute "naturelle", les autres au dessus étant immobiles dans un point chaud à ce moment.
On arrive en haut du P170 en ayant tout juste "plus trop froid", mais pas chaud non plus. Et rapidement on commence a trembloter en attendant sous le P30 suivant, malgré les bougies. Heureusement une fois ce puits passé la sortie est proche (à une vire glacée près).

Dehors (vers 22h), alors qu'on s'attendait a avoir encore plus froid, la température paraissait presque clémente: il ne gèle pas.
On tâtonne un peu sur la marche de retour, entre le lapiaz ennegé à retraverser et le sentier peu visible qu'on perd par moments ... mais le GPS aidant on se retrouve sur les chemins forestiers, il n'y a plus qu'à descendre.
La pluie est un thème récurent de cette sortie, car (cette fois en dehors du trou) il a commencé à pleuvoir des cordes sur la marche de retour. Heureusement qu'on était sorti, un épisode de pluie sur neige aurait rendu le grand puits encore plus désagréable à remonter (sans être dangereux a priori). Une fois à la voiture il faut user de stratégie pour se changer tout en restant à peu près au sec.

Au final une sortie un peu éprouvante par le froid, mais qui valait le coup: jolis paysages (avec un peu de neige mais pas trop, la marche d'approche restait praticable), belles concrétions de glace à l'entrée, beau P170 et jolie rivière au fond.
TPST 9h (13h -> 22h)

On arrive au "gite" (la maison familiale d'Antoine) à 1h30 du matin, aussi le lendemain on abandonne le plan ski initialement prévu. On lave le matériel le matin et on va faire une balade enneigée l'après-midi.
On fera quand même de la spéléo, à la lueur des flashs de téléphones on fera la visite de la "grotte du diable" le long du sentier. Jusqu'au siphon terminal, soit un TPST de 5 min ! ;-)





Participants

Lena J. , Jean-Baptiste L. , Clément P. , Antoine R.

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