Grand Aqueduc de Vélizy

Date
20 janvier 2026

Durée


Type de sortie
Exploration/Première/Désobstruction
Département
Yvelines (78)

Massif
Bassin parisien

Commune
Vélizy-Villacaoublay

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
L’ARHYME (Association pour la Restauration du réseau Hydraulique du Domaine royal de MEudon) a une nouvelle fois sollicité ABIMES pour l’aider dans le repérage de deux regards (R1, R2) du Grand Aqueduc de Vélizy (GAV). ABIMES a déjà fait des travaux souterrains pour cette association dans l’aqueduc de la patte d’oie (APO) en 2018 et 2019 et dans le GAV en 2021. Ce jour-là, il s’agissait de repérer précisément des regards enfouis sous la chaussée avec un DVA (Détecteur de Victime d’Avalanche), instrument moins performant que les balises qu’on utilise en spéléo mais suffisant pour être localisé sous quelques mètres de bitume et autres constituants du sol. Lors de la visite effectuée le 12 novembre 2025 par les représentants de la ville de Vélizy, un accord de principe a été donné à ARHYME pour la création de l’ouverture du regard R1, voire du R2, afin d’améliorer la ventilation interne de l’aqueduc. Ceci étant une condition nécessaire avant toute intervention de VGP (Versailles Grand Parc dont dépend Vélizy) en vue d’un pompage des boues résiduelles dues à une ancienne fonction d’égout. Un préalable étant qu’ARHYME positionne le plus précisément possible les emplacements de R1 et R2.

A 14h30, Christophe, Jef et Rémi (nouveau membre d’ABIMES qui est venu de loin pour aller dans ce piège) descendent dans l’accès, nommé R0, un puits de 5,10 m, précédé par Gérard L, d’ARHYME. En surface, une forte équipe d’ARHYME note précisément nos heures de descente et sorties pour ne pas oublier personne sous terre. ARHYME a aussi loué 2 détecteurs de gaz pour le monoxyde de carbone, l’oxygène, l’hydrogène sulfuré et l’explosivité (en gros tout ce qui peut exploser ou bruler dans l’air). La première mesure a montré qu’il n’y avait pas de contamination ou de manque d’oxygène, on est rassuré. On s’engage donc dans l’aqueduc, chacun portant un des éléments, tube PVC avec DVA ou tubes rallonges. Jef note que peu de chose a changé depuis sa visite de juin 2011, l’aqueduc est toujours aussi bas, 1,30 m et il faut toujours marcher bien courbé, aie le dos. Le sol est toujours recouvert de 10 à 30 cm de boue noirâtre collante. L’odeur putride est peut-être un peu moins forte mais ce n’est pas sûr. Bref, c’est toujours aussi peu sympathique. On avance lentement jusqu’au regard R1, à 97 m de l’entrée. Là, on monte le DVA au bout des tubes, à environ 3,5 m de hauteur. Ce n’est pas facile d’être à trois dans un espace d’à peine un mètre au carré. Puis, avec les talkiewalkies de Christophe, on communique avec la personne en surface qui suit avec le DVA. Elle localise bien le DVA, c’est gagné. Il est 14h55. Là on hésite un moment à aller au regard R2, à 300 m du R0, compte tenu la pénibilité du parcours. Bon, comme on n’a vraiment pas envie d’y revenir, on y va et on fait la même manip. A 15h15, on fait demi-tour, à 15h40, on est tous sorti et le R0 est fermé.
Christophe et Jef ont bien rempli leurs bottes, Rémi plus malin avait mis des cuissardes. On est bien crado et on mérite encore plus qu’en spéléo une bonne douche pour enlever la boue noirâtre. Opération réussie, les 2 regards sont bien repéré en surface, pas exactement où attendus car le R2 dans une propriété privée. Il y a bien du travail avant de rendre cet aqueduc visitable, installer des regards, vider la boue (volume estimé à plusieurs dizaines de mètres cubes). Nous on espère ne pas retourner dans celui-là, il y a d’autres aqueducs plus sympathiques avec des galeries à découvrir…



Participants

Jean-François B. , Christophe D. , Remi V.

Commentaires

Commentaire posté par GĂ©rard Bufort le 01/02/2026
Merci beaucoup pour votre aide