Descriptif / Compte-rendu
Participants : Arthur P, Charles V, François N, Thomas H, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Evi Z (CSARI), Eric Z (CSARI), Laurent (CSARI), Vincent F (CSARI), Charles B (SCB), Camille V (SCB), ...
Une petite équipe d'ABIMES s'est motivée pour aller assister aux Rendez-vous de l'Explo organisés par l'Union Belge de Spéléologie.
Vendredi 05 juin Départ de Paris en se serrant à 4 dans la voiture de Charles.
Trajet sans encombres, on s'arrête manger des frites devant le sanglier géant de Woinic puis on dort à Hotton
Samedi 06 juin Les Rendez-vous de l'Explo ont cette fois lieu à Bouvignes dont une petite présentation historique nous a été faite avant le début des communications :
"La région fut le théâtre d'une forte rivalité entre Bouvignes (comté de Namur) et (principauté de Liège), les deux villes étant séparées par la Meuse et moins de 2 km seulement. Cette rivalité portait notamment sur l'industrie de la dinanderie (travail du cuivre). Au XVIe siècle, Henri II (roi de France) a assiégé la ville avec 154 000 hommes, détruisant sur son passage tous les châteaux forts locaux (Crèvecœur, Poilvache)."
11 présentations sont prévues avec un repas préparé par les bénévoles pour le midi et la présence de Jean-Marc Mattlet avec son stand de la Librairie Spéléo.
1ère Présentation Les travaux sur Rochefort
Intervenant : Marc Legros (SC Fistuleuse)
Le système de Rochefort (situé dans la Bande de la Calestienne) est un immense réseau de 8 à 9 kilomètres reliant les pertes à la résurgence, dont les circulations ont été prouvées par des traçages (notamment dans les années 60).
C’est un grand terrain de jeu allant des Pertes de On jusqu’à la Résurgence d’Eprave Parmi les grottes les plus connues du système : Le Pré au Tonneau, le Nou Maulin, la Grotte de Lorette et la Fosse aux Ours.
1er chantier : le Trou du déversoir Un gouffre ouvert il y a 2 ans en plein centre de Rochefort. Suite aux crues de 2021, le déversoir du réseau d’assainissement, qui déverse les eaux en temps de pluie dans le « Trou Challe », s'est bouché. Les eaux sont maintenant déviées vers la doline de la "Fosse aux Ours" et le changement d’écoulement a ouvert un nouveau trou.
Un trou rectiligne s'est alors formé avec un bon courant d’air et la possibilité de stocker une partie des déblais par placage sur les côtés.
Un petit téléphérique a été installé pour extraire le reste des déblais, avec l'objectif de rejoindre la rivière souterraine venant des Pertes de Lorette.
2eme chantier : Les gours suspendu de la Grotte de Lorette (Galerie Ouest) Un chantier abandonné dans les années 90 (traces de carbure au plafond) après 6 mètres de creuse dans les sédiments. Une coupe géologique récente a prouvé que les sédiments comblant la galerie proviennent bien de l'amont et non de la salle (Y Quinif, karstologue). La difficulté majeure réside dans la progression en zigzag pour sortir les bacs.
3ème chantier : Nou Maulin réseau du fond Exploré dans les années 50 par des Boy Scouts et dans les années 80 (Yves Dubois), la zone est un mélange de conduite forcée et d’éboulis. En élargissant une conduite forcée de 19 mètres, l'équipe a traversé de vastes éboulis atypiques. Il y a un courant d’air mais le cheminement est chaotique.
La logique est de suivre le passage de l’eau en espérant trouver la sortie aval du Nou Maulin Beaucoup de galets d’un volume de 10-15 litres contenant de la marcassite.
Ils ont atteint la "Salle des Niveaux" (le point le plus bas du réseau où l'eau réapparaît) mais sont pour le moment bloqués dans un chaos inextricable.
4ème chantier : Trou Souffleur près du Pré au Tonneau Trou exploré dans les année 70 et ensuite occupé par les renards et blaireaux qui le rebouche en partie (cf photo de caméra de chasse).
La désobstruction a révélé une galerie parallèle très ventilée, on suit le Courant d’Air, jamais large et en interstrates mais CA bien présent.
Le chantier étant trop éloigné de l'entrée pour évacuer la terre, les déblais sont stockés à l'intérieur.
Présence d’un mini lac d’eau limpide en temps de crue (remontée de nappe ?)
Bonus : utilisation de la mesure de radon pour estimer la longueur de la cavité parcourue par le courant d’air.
2ème présentation : GT Désob au chantoir de Rouge
Intervenant : - Thiers Jack London (Commission Explo / Groupe Désob)
La création du GT désob a pour but de mettre en commun les compétences au niveau fédéral
1ère opération au Trou d’Haquin pour redonenr accès au trou suite au colmatage de l’entrée lors des crues de 2021.
2ème opération au Trou Dainef, vieille perte complètement colmatée. Le chantier n’a pas abouti mais a permis de révéler des passionnés de la désob.
3ème opérationFond des Vaulx, reprise d’un chantier par le Spéléo Lux.
4ème opérationChantoir de Rouge Thier Le Chantoir de Rouge Thiers se situe dans le Vallon des Chantoirs proche de Liège.
Le Chantoir de Grandchamps, la tête de réseau est maintenant propriété de l’UBS.
Le Chantoir du Rouge Thier est un belle cavité comportant 2 réseaux avec jonction possible « a l’époque ».
Lors des grosses sécheresse, le siphon 1 se désamorce et donne sur de beaux volume puis sur un S2 non plongé.
La crue du 14 juillet 2021 a comblé le chantoir de débris (branches, pneus, déchets, …)
Suite à la crue, la commune a pu avoir accès à des fonds européens pour sécuriser.
La commune a approché la CWEPPS (La Commission Wallonne d'Etude et de Protection des Sites Souterrains) qui elle a approché le club C7 qui travaille dans la zone, qui a lui même mobilisé le GT Désob.
Un rail a été posé au plafond pour équiper un téléphérique servant à sortir les bacs et un chemin de roulement a été installé dans la galerie pour désobstruer
Une grille a été posée sur le cours d’eau en amont de la grotte pour retenir les macro déchets.
Un tuyau de diamètre 80cm protégé par une grille a été posé dans la grotte pour garantir un passage en cas de crue pouvant reboucher la grotte.
Attention, le site n’est pas conventionné. Pour y accéder, il faut absolument passer par le club C7 pour éviter de générer des mauvaises relations.
3ème présentation le laminoirs des détos à Hotton
Intervenant : Serge Delaby (ABIMES-CSARI-SCB)
Présentation de la chronologie de la découverte de la Grotte d’Hotton et de son classement. La grotte connue ne représente au maximum qu’un quart du développement estimé par traçage.
Zone post-S4-S5 est aujourd’hui uniquement accessible aux plongeurs.
Le chantier du Laminoir des Détos, initié dans les années 70 et reprise 2023, a pour but de désobstruer un siphon fossile qui donnerai accès post-S4-S5 aux non plongeurs.
Un balisage post siphon a permis de recaler la topo et de rajouter entre 5 et 10 mètres à la distance initialement estimée à creuser.
Le chantier a permis de réaliser une coupe stratigraphique dans les sédiments ayant remblayé le siphon fossile.
Le laminoir, long de 80m, est très mal ventilé. On s’est retrouvé assez rapidement confronté à un problème de CO2 (jusqu’à 4 % mesuré) lorsque l’on travaille dedans (violents maux de tête).
Pour remédier à ce problème, une ventilation sur batterie a été installée (compresseur IP68 et gaine souple en PEHD longue de 60m, débit d’air estimé à 100m3/h).
Le chantier ayant créé un cheminement, tapissé de glaise du fait des nombreux passages de spéléo l’a rendu en partie imperméable. L’eau issue de la percolation des pluies d’hiver provoque maintenant des inondations. Après une rapide étude pour trouver l’origine de l’eau et voir si l’on pouvait s’en prévenir, la solution choisie a été d’installer un tuyau LDPE et de le remplir depuis le point bas avec une pompe centrifuge pour pouvoir siphonner l’eau du chantier.
Le front de taille s’arrête actuellement sur une zone a plafond instable.
Des vidéos ont été projetée du passage de siphon et post siphon et de présentation de la ventilation.
L'étagement complexe du Trou Haquin (Anticlinal, réseau CRS, réseau X) a été cartographié en 3D. Une baisse hydrologique inouïe a fait chuter le niveau d'un siphon de la Salle Ronde de 4 à 5 mètres, révélant une nouvelle galerie de 30m arrêt sur galerie colmatée mais ventilée. Après élargissement un bac complètement écrasé a été retrouvé. Arrêt sur fissure a élargir, espoir de trouver l’aval de la rivière de l’Haquin
Le projet avait débuté par une volonté de refaire la topo en 2011. Il a donné l’idée de faire une monographie qui est en train de se terminer, la mise en page est en cours et la sortie est prévue pour l’été 2026.
L’impressionnante monographie (325 figures, 9 chapitres) présentera une nouvelle topo : Plan + de nombreuses coupes détaillées.
Chantier à la Grotte des Trois (Godinne)
Inaccessible pendant 25 ans, elle a pu être rouverte scientifiquement grâce à l'aide du bourgmestre d'Yvoir à partir de 2021.
De 2022 à 2024 une campagne scientifique a permis de réaliser des traçage, de faire la topo et des photo. De nouvelles salles y ont été topographiées (Salle des Pirates, Galerie de Bruxelles, La Pyramide) après le franchissement d'escalades de 11m et 3m. La grotte a été rebaptisée « Grotte Valère » en hommage au père des propriétaires actuels.
Traçages hydrogéologiques réalisés dans le secteur de Godinne (2022-2024) :
19 injections ont été réalisées par l'Université de Namur. Les données confirment que le Trou de l'Église (réponse directe), le Trou Bernard, le Trou du Crapaud (réponse à grand retard) et le Trou d'Haquin confluent vers la Grotte Valère puis vers la Résurgence de Chauveau (Meuse). Les mesures de débit à la résurgence étaient par ailleurs compliquées par le passage des péniches sur la Meuse !
5ème présentation de désobstruction en cours
Intervenant : Paul de Bie (SC Avalon)
Découverte fortuite : Repérage d'un trou souffleur en plein hiver.
Un éboulis est dégagé au départ. Cet éboulis fini par donner sur une petite grotte étroite.
Il est d’abord décidé de s’arrêter mais une suite est finalement trouvée dans une trémie. Après 2 à 3 semaines de désobstruction dans des blocs instables, découverte d'une salle vierge.
Travail en cours.
6eme présentation Travaux du GRSC
Intervenant : Patrice Dumoulin (GRSC)
Travaux de désobstruction en cours pour relier Nasproué aux Surdents dans le systeme des Croisiers
Dans la Grotte des Surdents, le GRPS a creusé la Galerie Go West, galerie étroite.
Grotte de Monceau : reprise des siphons plongés par Nico Hecq
Résurgence du Wuinant : découverte d’une belle salle
Jonction faite en plongée entre la Grotte Ste Anne et le Trou des Manants
7eme présentation La Rigotte Souterraine
Intervenants : Geert De Sadelaer, Jos Beyens, Stijn Schaballie (SC Avallon Cascade, Kask)
Les résurgences de la Rivière du Vannon et la Rivière de la Rigotte sont dans la zone de Fouvent-le-bas, à la frontière entre la Haute-Saône et la Haute-Marne.
La distance entre les Pertes de la Vannon et les résurgences est environ 4 km à vol d’oiseau.
La Rigotte souterraine cumule environ ~ 11,8km de galeries, 5 entrées et 18 siphons.
Découverte à partir de la résurgence en 2015, la différence d’altitude est de 26m entre les pertes et les résurgences.
Le réseau traverse la frontière entre la Haute-Marne et la Haute-Saône. La grotte est la plus longue des 2 départements et la 5ème de Franche Comté.
Le Puits des erreurs permet maintenant d’accéder poste S6 sans plonger.
8ème présentation explo dans les amonts du Verneau
Intervenants : Renaud Mathieu et Tom Lallemand (Union Lorraine de Spéléo)
Lors d’une sortie classique dans la Baume des Crêtes la salle circulaire au niveau de l’Affluent du Bédouin et de la Bédouinette a été fouillée.
Escalade repérée à faire, 40m remontant. Une deuxième cheminée a été également repérée
Pas d’info sur les 2 cheminées dans les archives locales.
Lors d’une sortie suivante, la 2ème cheminée est vue, il y a 2 cordes en place, abandon de l’objectif.
Par contre, la cheminée au niveau de la salle circulaire ne présente pas de traces de visite.
Retour en Avril-mai 2025, un deuxième puits remonte de 20m
A mi hauteur départ d’un méandre d’environ 200m. La géolocalisation faite grâce à une balise, l’aplomb est en surface dans un champ sans traces de soutirage.
La topo du Gouffre de Jérusalem a été refaite, l’entrée est rapprochée de 20m du fond de la Baume des Crêtes.
Les équipes sont allés voir des 2 côtés, ils entendent les coups de marteaux des 2 côtés après quelques tirs on entend les voix.
Dans le méandre précédent, ils trouvent une autre galerie de 90m, la nouvelle géolocalisation donne une profondeur de 4,5 m. On note la présence de terre et de racines à ce niveau.
Reprise d’explo au BU56 et à l’A60, la jonction entre les 2 cavités a été réalisée en 2020.
Refaire la topo a fait perdre 60m de profondeur au BU56 mais a permis le passage de 14km à 40km topographiés.
Afin d’organiser les explos au mieux dans tous les secteurs, 4 bivouacs souterrains différents ont été installés pour éviter de ressortir.
Les objectifs annuels sont dépendants des autorisations administratives de la Navarre et d l’Aragon
Lors de la dernière expé, la première semaine a été dédiée à la recherche d’un shunt du siphon -1000 via des escalades. Bilan : 5 escalades réalisées, 200 m de première mais pas de shunt.
La deuxième semaine, une escalade de 25m a été sortie. A la suite de l’escalade, 600m de première sur la demi-journée. De retour le lendemain de nouveau de la première pour un total de 1900m.
énormément de perspectives.
10ème présentation Expé Mexique 2024
Intervenant : Richard Grebeude (GSAB)
Bilan des 3 dernières explorations : 2024 (11 personnes), 2025 (25 personnes) et 2026 (16 personnes).
Les explos du GSAB au Mexique se situent dans la Sierra Negra dans l’état de Puebla.
Cavité n°1 : Tlamanicitli 3km de développement pour -384m, la cavité n’avait pas été explorée depuis 1999. Le GSAB était de retour en 2017 pour faire un scan de la cavité. Durant le scan ont été découverte 2 branches supplémentaires proches de l’entrée.
En 2023 1935m de première.
En 2025 le Tlamanicitli est jonctionné avec le Oztotl.
En 2026 découverte d’un nouvelle branche et encore de la première.
Le Système Oztotl compte maintenant 12 entrées pour 43km de développement et un dénivellation de -878m
Cavité(s) n°2 : Xantilco- Topittzatl Une jonction des 2 cavités a été réalisée.
Le système compte maintenant 5 entrées pour 10,1 km de développement et une dénivellation de-346m
Cavité n°3 : Atlixicaya En 2025 1km de première.
En 2026 1,5km de première et toujours ventilée.
Le développement est porté à 16,7km.
11ème présentation Expé Nakanaï Centre Terre en Papouasie Nouvelle Guinée
Intervenante : Sophie Verheyden
Expé a eu lieu dans les monts Nakanaï sur l’île de Nouvelle Bretagne en Papouasie Nouvelle Guinée et a regroupé environ 40 spéléos sur 2 mois sur 2 camps différents.
Sophie a participé à l’expé via l’équipe scientifique pour la réalisation d’un film documentaire réalisé par Luc Henri Fage dont la sortie est prévue pour fin 2026 (ARTE).
L’expé s’est déroulé vers 1200-1400m d’altitude. La logistique exige l'utilisation exclusive de l'hélicoptère depuis les villages côtiers jusqu'à la forêt primaire.
Le karst de la Nouvelle Bretagne (PNG) fait l’objet d’un classement par l’UNESCO.
La zone est intéressante pour le climat car elle se situe au carrefour entre le système de la mousson et de El Niño, la pluviométrie annuelle est de 8000 mm).
La géologie de la zone est très jeune (20 millions d’années), il y a beaucoup de formations volcaniques mais aussi du calcaire. On compte 3 massifs calcaires principaux sur la nouvelle Bretagne.
Durant l’expé, 3 grottes ont été découvertes par le camp de Sophie.
Pour l’occasion, l’équipe scientifique belge a designé une scie sur table entièrement démontable, constitué d’éléments plats pour être plus facilement transportable pour un total d’environ 4kg.
Cette scie sur table a été utilisée pour préparer les échantillons de spéléothèmes prélevés dans les cavités. Ces échantillonnage vont permettre de reconstituer les climats tropicaux d'il y a 20 000 à 90 000 ans.
De massifs galets roulés trouvés en altitude prouvent l'existence de crues cataclysmiques mettant entièrement le réseau en charge.
Le camp 1 a mené à la découverte du Système de Ralapusa.
Au delà du bilan spéléologique, l’équipe a rencontré des problèmes d’infections, de maladie etc.
La moindre coupure peut provoquer des infections nécrosantes profondes pouvant mener à un besoin de greffe de peau.
Les conditions de vie étaient également compliquée, les importantes précipitations gorgent le sol d'eau. Ce qui a pour conséquence de faire pourrir les racines sous l'effet des champignons et de faire tomber des arbres entiers.
La journée s'achève et on rentre à Hotton pour une soirée pâtes bolo et pour y dormir avant la sortie du lendemain.
Dimanche 07 juin Participants : Arthur P, Charles V, François N, Thomas H, Serge D (CSARI), Sophie V (CSARI), Evi Z (CSARI), Eric Z (CSARI), Laurent (CSARI)
On fait un saut au Nou Maulin sur la route pour montrer à Charles, François et Thomas le beau porche d'entrée de la perte.
L'activité du dimanche sera une sortie à la Laide Fosse, près de Rochefort.
L'accès à la grotte se fait maintenant pas un petit sentier aménagé dans les pentes de la doline et qui n'existait pas la dernière fois que l'on était venu.
Sophie et Evi partent devant pour équiper, le reste de l'équipe suit tandis que Serge et Arthur cherchent des fossiles dans la roche encaissante et des scories qui sont présentes en nombre au sol de la cavité.
On a prévu trop peu de matériel, l'équipement prend donc un peu plus de temps que prévu, mais on arrive à s'en débrouiller.
On opte pour aller dans le réseau supérieur et Serge et Thomas prenne le relais pour l'équipement de la vire.
On arrive assez rapidement dans la salle inclinée et cette fois-ci on s'engage dans la série de verticale qui mène au fond.
Ces verticales sont assez étroites, suffisamment pour que Charles décide de nous attendre en haut.
En bas de la première verticale, on continue en crapahutant un peu puis on se retrouve devant une nouvelle étroiture verticale.
Arthur commence à s'engager dedans et se rend rapidement compte que même s'il pense pouvoir descendre sans trop de problème en forçant un peu, la remonté s'annonce bien plus compliqué.
Il décide de rester au niveau de l'entrée de l'étroiture pour aider ses camarades à remonter si besoin.
Finalement seuls François, Thomas, Sophie et Laurent oseront aller voir le fond, Serge, Evi, Eric et Arthur restant dans la zone précédant l'obstacle.
Tout le monde commence à remonter et comme prévu, Arthur donnera un coup de main à certains qui avaient osé aller au fond.
La grotte est connue comme étant gazée, jusqu'ici cela ne s'était pas trop fait sentir, mais la remontée est bien plus difficile et on respire mal (certains hyperventileront) dans l'étroiture verticale précédant le retour dans la salle inclinée.
Sur le trajet du retour Serge ira jeter un œil au niveau inférieur où il trouvera des grosses scories.
On ira tous manger une frite à Han-sur-Lesse avant de repartir sur Paris pour les uns et sur Bruxelles pour les autres.