Week-end à Silent Hill, Doubs

Date
Du 11 novembre 2022 au 13 novembre 2022

Durée
12h - 05h - 07h30

Type de sortie
Classique
Département
Doubs (25)

Massif
Jura

Commune
Montrond-le-Château - Soye

Photos







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Descriptif / Compte-rendu
Week-end à Silent Hill, Doubs

Participants : Catherine B, Jef B, Benoit B, Yann V, Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)

Départ le jeudi en fin d'après-midi pour le gîte de Bollandoz, Yann s'est occupé de la nourriture pour le week-end, Amaury des bières et Jef et Catherine de la logistique. Arrivée pour la première équipe (Jef B, Cat B, Benoit B et Yann V) aux alentours de 20h15, la deuxième (Déborah D, Amaury B et Arthur P) arrive aux alentours de 23h30, l'équipe Liégeoise (Enrique et Olivier) arrivera aux alentours de 1h.


Vendredi 11/11 Grotte des Cavottes
Participants : Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)

[Arthur]
Après un petit déjeuner copieux et la préparation du matos pour aller au niveau inférieur et rééquiper la vire d'accès au Lac Terminal l'équipe de 5 se met en route. On arrive aux alentours de 11h devant la grotte et on s'aperçoit qu'il y a foule ! Plusieurs voitures immatriculées dans l'Est sont garées devant. Arthur allume son détecteur 4 gaz en extérieur (l'auto-étalonnage du capteur d'oxygène considère qu'à l'allumage il est en extérieur et que la teneur en O2 est de 21%) lors de la précédente sortie dans le méandre , on avait pu se poser de nombreuses questions sur la présence ou non de CO2. Arthur et Amaury qui se sont changés plus rapidement que les autres partent devant pour commencer à équiper vers 11h15. Arrivés à la Salle du Chaos, Amaury passe par la Diaclase Duret tandis qu'Arthur utilise la tyrolienne pour commencer à équiper le Faux Pas. On croise alors les camarades de la LIGES qui organisent un stage multiniveau et qui ont pour l'occasion loué l'intégralité du gîte de Montrond-le-Château. L'obstacle est rapidement équipé mais on attend les 3 retardataires qui se sont légèrement perdu 2 fois (à l'entrée au niveau du carrefour en baïonnette et à la Diaclase Duret où ils se sont engagés en direction de la Galerie de la Mare Permanente. Une fois réunit au niveau du Ressaut de 7m Déborah équipera la seule voie restant disponible tandis qu'Arthur testera la nouvelle voie passant par les hauteurs et permettant un beau rappel plein pot tout en en profitant pour discuter avec Christophe Prévôt qui encadre la sortie découverte de la LIGES. On est tous d'accords, qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette grotte !
On se séparera là de l'autre groupe qui s'arrêtera pour le déjeuner tandis que nous foncerons vers le premier P20. Ici le détecteur 4 gaz commence à s'affoler, on a une teneur en O2 de seulement 19,4%, l'alarme se déclenche donc automatiquement, on préférera l'éteindre pour s'épargner les oreilles. On est donc fixé sur une possible présence de CO2, lors d'une prochaine sortie on essaiera de mesurer la teneur en O2/CO2 directement dans le méandre. Le puits sera rapidement équipé par Déborah, puis Arthur reprendra la tête du groupe pour le ramping de 30m et pour l'équipement du P21.
Une fois l'intégralité de l'équipe arrivée en bas des 2 puits, il est 13h30, on fait un petit point. Personne n'a faim, on mangera au Lac Terminal, on laisse sur place l'équipement superflu et on part en direction du fond de la branche du Lac. Le groupe reste tout de même assez chargé, puisqu'il ne faudra pas moins de 3 kits pour emmener au lac le perfo, les amarrages inox, les cordes à laisser en fixe, le tamponnoir et le déjeuner pour 5. Arthur et Déborah progressent rapidement dans le méandre (ils n'ont pas pris de kits les filous), ils sont suivis d'Enrique qui porte un kit lourd (perfo/amarrages/cordes) puis d'Amaury et d'Olivier. Arrivés au niveau où se trouve une désescalade Amaury commence à montrer des signes de fatigue, Enrique part donc le délester de son kit tandis que Déborah récupèrera le kit lourd pour le passer à Arthur. L'équipe complète arrive au lac à 15h15. Enfin, plus précisément là où commence l'équipement de la vire d'accès laissée en fixe depuis 2007 qui avait servi à la plongée du lac (un portage qui a dû être fort agréable on imagine).
Lors de la sortie couvre-feu de février 2021 Arthur et Elise étaient allés voir l'extrémité de cette vire en oppo et avaient pu se rendre compte que l'équipement se limitait à un monopoint de chaque côté. Arthur avait doublé le début de vire lors de la précédente sortie allant au lac mais il restait des points intermédiaires à placer ainsi que la tête de puits à sécuriser pour enfin pouvoir descendre et admirer ce lac que l'on présume bleu turquoise et bordé d'une plage de sable fin.

C'est le moment pour Arthur d'inaugurer (ou presque) son perfo et sa mèche de 12 (et sa doudoune sans manche qui se révèlera tout à fait utile sous la combi) !
L'équipement prend un petit moment, il faut dire qu'on est en oppo pas très confortable, coincés entre 2 parois boueuses et glissantes et juste au-dessus du lac. L'aide d'Enrique sera d'une grande utilité. La vire terminée, on voit que la corde de 2007 en place est amarrée (sur un monopoint avec un maillon rapide à moitié bouffé par la rouille) dans une partie du méandre qui oblique avec un angle inférieur à 90° et qui est remplie sur plus d'un mètre de sédiments argileux et dont le plafond plat se situe en interstrate.
On dédaigne pour le moment cette partie de la galerie en se disant que la corde en place avait certainement une bonne raison d'être installée contre paroi.
La descente ré-équipée Arthur se lance, on voit assez vite que la vieille corde en place ne va pas jusqu'à la surface du lac mais s'arrête bien 3m au-dessus.
Assez rapidement, Arthur peut voir qu'il y a des traces de mousse de crue juste 1,5m sous le palier où il se trouvait, le niveau est donc monté jusqu'ici assez récemment, on laissera tomber l'idée d'équiper une vire pour aller à la base de l'escalade des X, celle-ci risquant de se retrouver sous l'eau.
Arrivé en bas de la corde, à gauche l'arrivée de l'eau venant du méandre, à droite ce qui ressemble à un méandre noyé et derrière une lucarne d'environ 1,5m de haut (en prenant la surface du lac comme niveau bas) et d'environ 2m de large. En se déplaçant pour voir ce qu'il y a derrière la lucarne, c'est la surprise !
Le lac est effectivement très grand mais également très haut, l'accès contre paroi donnait une fausse idée que le plafond du lac se trouverai au niveau de cette lucarne alors qu'il remonte jusqu'au niveau du plafond du méandre. On se dit alors qu'il serait peut-être judicieux d'équiper une nouvelle voie par la galerie remplie de sédiment argileux pour arriver un peu plus au milieu et essayer d'apprécier un peu mieux les dimensions du lac.
Arthur remonte, cède sa place à Enrique et commence à placer de nouveaux spits pour prolonger la vire dans la partie bifurquant vers le Nord (et donc vers le centre du lac).

Déborah et Amaury choisiront ce moment pour repartir, étant frigorifiés d'attendre dans l'immobilité, ils n'iront même pas voir le lac et passeront à côté de ce spectacle étonnant.
Olivier choisira de rejoindre Enrique et Arthur pour la suite de l'équipement.
Les 2 Liégeois iront voir le lac par l'accès contre parois tandis qu'Arthur continue son équipement. Olivier prendra la relève pour placer les derniers points tandis qu'Arthur en profitera pour essayer de s'étirer un peu et qu'Enrique s'amusera à faire tomber des plaques de boue épaisses de 5 cm recouvrant les parois dans le lac. Lors de cette phase d'équipement, Arthur remarquera en haut de la paroi au niveau du plafond d'étrange bâton noirs d'environ 2-3 mm de diamètre. Il s'agit de petites branches, certainement amenées jusqu'ici lors des crues les plus importantes. Le lac fonctionnerait donc bien en cheminée d'équilibre, comme cela avait pu être dit. Le volume d'eau stocké lors de tels épisodes doit être énorme !

L'accès enfin équipé, Olivier ira jeter un œil en bas, Arthur suivra et sera surpris de descendre aussi vite la corde, initialement propre, étant intégralement recouverte de glaise dès la 1ère descente !
En bas, on arrive juste de l'autre côté de la "lucarne" on se rend compte qu'il est fortement possible que la topo soit erronée, le lac semblant plus long vers l'Ouest que vers l'Est contrairement à ce que l'on pourrait croire en lisant la dernière topo mise à jour en 2006. Il faudra prendre le temps de refaire la topo de cette zone une prochaine fois.
Au plafond du lac, on distingue nettement 2 cheminées (dont les parois sont intégralement recouvertes de boue) qui sont très probablement des arrivées d'eau en période de crue, il serait intéressant d'aller jeter un œil à ces cheminées également.
Lors de la prochaine sortie au lac il faudra donc prendre un bateau pour aller visiter cet endroit dans les moindres recoins.

Enrique passera son tour pour descendre cette corde, on remonte donc les cordes nouvellement installées pour qu'elles ne barbotent pas à la première montée des eaux. On répartira équitablement la charge dans les 2 kits restants et on amorcera le retour à 19h15, Enrique ouvrant la marche avec un kit, suivi d'Olivier puis d'Arthur.
Assez rapidement, Arthur fatiguera, difficultés à respirer convenablement, effort intense, on fera plusieurs pauses mais rien n'y changera. Olivier le délestera de son kit assez rapidement mais la fatigue ne passera pas. Au bout d'environ 1/4 d'heure, Arthur demande une vraie pause pour avoir le temps d'avaler quelque chose. En plus du CO2, c'est sans doute une hypoglycémie qui commence à pointer son nez. Après un en-cas à base de fruits secs le groupe reprendra sa route, Arthur se sentant mieux au fur et à mesure, il reprendra son kit à environ la moitié du méandre et cette fois-ci celui-ci ne représentera plus une gêne.
La sortie du méandre est appréciée à sa juste valeur, on arrive enfin à bouger plus librement, en bas des puits on respire déjà beaucoup mieux.
Arthur remonte, suivi d'Enrique tandis qu'Olivier ferme la marche et se chargera de déséquiper et de porter le dernier kit qu'il vient de récupérer.
Le groupe (qui regrette finalement d'avoir laissé les pantins aux voitures) se retrouve en haut des puits à 21h50, finalement la grotte n'est plus aussi chaude que ce matin, peut-être la faute aux habits trempés !
On se rend compte qu'Enrique a ses clefs de voitures sur lui, on espère alors que Déborah et Amaury ont trouvé un coin pour nous attendre "au chaud" dans la grotte.
Le déséquipement se fait à un rythme piano la fatigue aidant à prendre d’avantages de précautions que d'habitude. On passe par la tyrolienne puis on se retrouve enfin dehors aux alentours de minuit. On découvre alors un papier sur le pare-brise où le binôme de tête nous avoue avoir appelé l'équipe du Petit Siblot à la rescousse pour rentrer au chaud. On rentre au gîte dans une épaisse nappe de brouillard qui nous fera penser à Silent Hill pour rejoindre Amaury, le seul est encore debout vers 01h, le temps de manger et de souffler un peu en essayant de faire le moins de bruit possible, c'est promis (mais apparemment raté), on ne rejoindra pas nos lits avant 02h.



TPST : 12h

[/Arthur]



Vendredi 11/11 Petit Siblot
Participants : Catherine B, Jef B, Benoit B, Yann V

[Yann]

Lors de notre WE à Pourpevelle, Jef, Cat, Benoît et moi (Yann) partons pour le Petit Siblot, un petit trou simple et joli, le but est simple je veux aller travailler l'équipement....

Nous partons donc de Bolandoz vers 10h30 pour 1h de route. Une fois sur place, on se gare, on se change.

Premier grand débat, comment équiper le P8 d'entrée, en fait le trou fait 100x50cm dans un caillou...y'a heureusement 2 arbres à côté.

Donc je mets une corde entre les 2 arbres et un 8 au-dessus du puits. Ensuite j'installe la corde de descente sur un des arbres et sur le 8, c'est parti. Je pars dans la petite faille qui sert de puits. Il faut poser une déviation, c'est fait la descente continue, mes pieds touchent le sol sur le balcon du P18. Une petite main courante et hop la tête de puits. Je finalise l'équipement de la tête de puits et je descends de quelques mètres et pose une 2éme déviation (qu'il faut raccourcir au prochain passage, Jef s'en charge)

J'arrive en bas du P18 et met les pieds sur un plan incliné, je cherche comment passer. J'opte dans un premier temps pour la solution de feignant en le prenant par l'endroit le plus vertical, mais très vite, je m'aperçois que ça va frotter de partout et qu'il n'y a aucun amarrage à cet endroit…. Try again.... Je repars dans l'autre sens et longe le plan incliné par sa partie la plus longue, et là, ô magie y'a des amarrages, certains en broche, d'autres en amarrages naturels. Je continue donc d'équiper le plan incliné et j'arrive en bas sans encombres. J'y trouve une vielle dyneema, prise de guerre !

Aller il reste un puits!
Mais entre-temps, il faut aller dans un petit méandre bien étroit mais qui se passe bien. J'arrive sur une plateforme qui surplombe une grande salle accessible par un dernier P8. Allez c'est parti, une main courante avec un changement de direction et c'est la tête de puits, Go, j'arrive en bas dans la grande salle, tout le monde suit sans encombres.

Nous mangeons, faisons quelque photo puis ressortons. Jef remonte en tête et assure Cat dans le méandre, je suis, Benoit déséquipe. Une fois arrivés en haut du P18, je me dis que j'irai bien voir la 2éme entrée, Cat est dans l'étroiture de sortie, il me reste peu de temps, en fait ça s’est fait très vite une galerie de 10m, une échelle en place et hop je suis dehors !
TPST : 5h
[/Yann]



Samedi 12/11 Gouffre de Pourpevelle
Participants : Jef B, Benoit B, Yann V, Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE)

[Jef]

Depuis ma dernière visite en 2013, j'avais envie de retourner voir Pourpevelle. Bon, un peu par nostalgie de mes précédentes visites touristiques ou d'exploration, mais plutôt pour voir si j'avais encore la forme pour cela. Bref, ce samedi, on se lance à 6 pour Pourpelui 1. Inutile de viser Pourpelui 2, Arthur a déjà fatigué bien du monde la veille aux Cavottes, on se limitera donc à ce premier réseau.

A 12h15, on équipe et on atteint assez vite la base des puits sud. Il y a là une charogne de félidé dont on se demande comment elle a pu y arriver. Le ressaut suivant, jadis praticable en libre, nécessite maintenant une corde et 2 spits, ce qui n'est pas indiqué dans les Belles du Doubs. On évite la diaclase Weité pour raccourcir le temps sous terre et, après les voûtes basses, voilà les premiers bassins. Benoît s'y baigne vite ! RAS pour les autres jusqu'au puits suivant, équipé en fixe par le CDS25. On laisse à sa base nos baudriers et quincaillerie et en route pour la suite. On croise 2 belges avant le bassin du guano, passé en porté par Déborah.

Tout le monde apprécie la galerie aquatique, avec ses gours et ses marmites, sa belle perspective. Las, l'eau se perd dans le delta de l'Amazone et l'argile réapparait. On laisse le gros de notre bouffe au départ de la Galerie des cristaux et c'est parti pour le long ramping. Ouf, à 16h00, on est au début de la voûte basse, ex mouillante, qui mène à Pourpelui 1. Après 20 m de quatre pattes, on débouche dans un grand gour. La suite présente peu de difficultés, hors les passages bas proche du méandre aux étroitures qui mène au point bas à -106. On se redresse au carrefour et part se balader dans la galerie de la voûte mouillante, jusqu'au premier passage bas. Demi-tour et visite de l'Autoroute ASCO jusqu’à son terminus humainement fréquentable, avant la longue suite de laminoirs qui mènent vers le terminus de la Galerie Féérique.

Retour vers l'entrée. La Galerie des cristaux est plus facile car la pente aide à supporter le ramping. Enfin ça se redresse. On mange et on part vers la sortie. Il est 17 h00, Enchainement des marmites, bassins, gours, puits, bassins, voutes basses. On décide qui remonte quand, Arthur se dévoue pour deséquiper. Yann a bien du mal à plier les genoux avec sa néoprène de 5 mm et souffre. Enfin, Arthur sort à 20h35, on rentrera encore dans le brouillard. TPST 7h30.
C'était mon 126° Pourpevelle !

[/Jef]







Dimanche 13/11 Grande Saline de Salins-les-Bains
Participants : Arthur P, Déborah D, Amaury B (RCAE), Olivier S (RCAE), Enrique (RCAE)

Une très chouette visite touristique avec une bonne partie en souterrain, on vous laisse découvrir la Grande Saline au détour d’un week-end dans le coin, ça vaut le détour !
TPST : 1h


Participants

Benoît B. , Catherine B. , Jean-François B. , Deborah D. , Arthur P. , Yann V.

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