Descriptif / Compte-rendu
Samedi 28 février 2026
Participants : Arthur P, Antoine R, Michaël G, Patrick L, Valentine L, Rémi V, Vicki M
Les Cavottes
Grotte des Cavottes
C'est la deuxième sortie sous terre de Valentine - bienvenue aux Cavottes avec son entrée boueuse et glissante et sa progression plein de suspense pour arriver à la
Salle du Chaos.
L'essentiel du groupe passe par la
Diaclase Duret tandis qu'Arthur et Mickaël passent par la
Tyrolienne pour aller rapidement équiper le
Faux-Pas.
Le
Ressaut de 7 mètres est équipé par la vire remontante ce qui permet de profiter d'une verticale d'environ 20m fractionnée une fois.
On se dirige vers le
Réseau Sud, l'objectif de la sortie n'étant pas encore complètement fixé et dépendant de la forme de chacun.
On descend le
P20 sans encombre et la question se pose d'aller plus loin.
Tout le monde se sent en forme et n'est pas rebuté par l'idée d'aller ramper pour accéder à la suite.
On s'engage donc dans la
Boîte aux Lettres puis dans le
Boyau.
Finalement ça râle un peu derrière, mais tout le monde franchi l'obstacle sans difficulté particulière.
Le
P21 est rapidement équipé, Arthur en profite pour montrer l'endroit où ils ont fait une escalade (et un peu de première)
il y a un peu plus d'un an.
En bas du
P21 on parcours un petit bout de méandre et on retrouve le carrefour d'accès qu'Arthur avait en tête pour se rendre dans la
Salle 52. L'accès se fait par un plan incliné remontant glaiseux et bien glissant, l'occasion de rigoler un peu.
On prend la direction de la
Galerie Est, dans les souvenirs d'Arthur c'est une balade sans difficulté particulière. Dans la réalité, ce souvenir flatteur a dû se construire en opposition avec ceux de la
Galerie Ouest qui n'est que monticule glaiseux et ruisseau boueux.
La
Galerie Est est donc un peu accidentée et par endroit glissante, il faut faire attention de ne pas glisser et se faire une entorse.
On atteint l'endroit nommé "
Grand Puits" sur la topo, c'est un des objectifs "optimistes" de la sortie. Ce "
Grand Puits" est en fait un méandre remontant très propre et très haut de plafond au fond duquel pend une échelle souple métallique en très mauvais état (impraticable) qui donne accès à la suite que seuls quelques explorateurs des années 70 et qui n'est documenté que par un croquis d'explo et un court compte rendu. C'est un des objectifs de reprise d'explo qui trotte dans la tête d'Arthur depuis le
week-end confiné de 2021 et qui est enfin programmé pour 2026.
Valentine et Vicky choisiront de faire une petite pause tandis que le reste de l'équipe va voir rapidement le fond de la
Galerie Est. Le fond n'est pas très clair, arrivés sur une sorte de diaclase obstruée de blocs, mais où on voit des traces de désobstruction manuelle, on ne sait pas si on a vraiment atteint le fond ou s'il fallait insister.
Sur le chemin du retour pour rejoindre Valentine et Vicky, on regarde les différents diverticules/méandres perpendiculaires dont certains ne figurent pas sur la topo (Benoît Decreuse nous confirmera que certaines branches n'ont pas été topographiées et certaines peut-être rarement vues).
Le retour s'effectue en deux groupes.
Vicki joue le rôle de cadre pour Rémi, Valentine et Patrick qui rentrent au gîte pour commencer le repas. La progression de retour se passe bien. Rémi et Valentine semblent assez bien à l'aise et restent calmes et réfléchis quand la progression est moins évidente : par exemple, pour quitter l'Y en haut de la montée avant la vire au ressaut de 7 m. Tous ressentent de petites émotions au départ de la tyrolienne pour le retour dans la Salle du Chaos.
Bien sûr, quelques blagues ont lieu : Vicki et Valentine envoient les garçons devant et eux, comme c'était prévu, filent tout droit dans le passage qui queute au lieu de prendre à droite vers la sortie. Du coup, les filles sont devant et dans le virage où un ramping étroit un peu en hauteur se présente à gauche, les garçons sont convaincu de passer par là . Rémi se méfie quand-même et demande : " Je ne me rappelle pas de ce passage. Ca serait pas plus facile par en bas ? " - " Mais non, je t'assure ; en bas, tu vas galérer ; c'est mieux en haut ! " Bref, pas de rancune !
Pendant ce temps-là , Arthur, Antoine et Michaël vont faire une petite escalade dans la
Salle des Dunes pour vérifier une zone que Stéphane Jaillet nous a indiquée comme inaccessible pour son scanner Lidar. Finalement l'escalade n'est pas nécessaire, la zone en hauteur étant accessible en faisant des tours et détours. Stéphane pourra finalement retourner compléter son modèle 3D assez facilement.
On en profite pour aller jeter un œil au nain de jardin de la
Salle ex-Terminale, essayez de le repérer la prochaine fois, il est bien caché !
A la sortie, Arthur ira saluer les copains du Doubs qui sont présents à l'AG du CDS25 et en profitera pour interroger Benoît Decreuse sur le réseau inférieur des
Cavottes.
De retour au gîte, le dîner végétarien semble plaire à tout le monde : en entrée des carottes et radis trempés dans du feta frais à l'ail des ours ou dans du houmous, suivis de burritos et d'une grande salade verte.
Dimanche 01 mars 2026
Participants : Arthur P, Antoine R, Michaël G, Patrick L, Déborah D, Jean H (Spitteurs Fous)
Grotte du Dahu
[Patrick]
Arrivée sur le parking a la sortie du village, on se change et on prend un sentier qui monte.
Petite marche d'approche. Quelques cordes pour aider à monter. On passe une petite cascade.
Et on arrive sur une sorte de terrier de nain de jardin.
Pas très utilisée, l'entrée est pleine de feuilles mortes. Ca mériterait un coup de balai.
J'étais prévenu que c'était étroit et boueux mais ca mérite un rappel. Une fois passée l'entrée, il n'y aura plus de quoi rester debout (ou alors en se contorsionnant à certains endroits).
Ou propre. On est plus de boue que debout.
Après les quelques mètres de feuilles mortes, c'est le coin des cadavres d'insectes, araignées (bien vivantes) et 2 salamandres.
Et après c'est de la boue.
A un embranchement il faut aller à gauche (le passage qui monte un peu). Je vais voir à droite.
Pince à linge. Longé, plus ou moins en opposition entre 2 parois et plus ou moins a 4 pattes sur un rebord en hauteur. Je ne vois pas trop l'intérêt d'étendre le linge s'il est déjà plein de boue.
Petite note au passage : Les indications sur le matos à prendre étaient variées. Chacun son avis.
A part le minikit, je n'étais cependant pas mécontent d'avoir pris le bazar habituel. Le minikit était un peu encombrant.
J'ai mis le descendeur pour 1 ou 2 passages. Comme celui après la pince à linge.
De même, croll et poignée étaient pratiques au retour, même si le manque de place pour manœuvrer a nécessité quelques contorsions entre les 2 parois.
On avancé jusqu'à la "
V3".
Un groupe a continué. Un autre a fait demi tour.
J'étais dans le second, ma frontale commençait à faiblir, et mes genouillères ne servaient à rien (trop de boue, ça glissait sans arrêt...).
J'ai loupé un passage en hauteur au retour pour aller me retrouver dans un coin boueux et étroit (par ça je veux dire plus que la moyenne du coin).
On m'a dit "ta frontale est pleine de boue". Et ben, une frontale ça éclaire beaucoup mieux quand on enlève la boue. Fallait y penser ! A la sortie la couleur d'origine de la combi était difficile à voir.
Conclusion: avoir des genouillères qui tiennent bien. Protéger un peu mieux les avant-bras aussi. En plus de la boue, il y a parfois des petits cailloux.
[/Patrick]
[Arthur]
C'est la troisième fois que je viens à la
Grotte du Dahu, on m'a vendu le plus beau collecteur du Doubs (celui de la
Baume du Rocher, mais il est défendu par la progression compliquée que l'on rencontre dans
Grotte du Dahu et par une zone qui peut siphonner (la
V3) sans que l'on comprenne bien comment pourquoi, le remplissage n'étant à priori pas directement corrélé à la pluviométrie.
Les semaines précédentes ayant été très pluvieuses, on n'a tout de même pas trop d'espoir sur le fait daller plus loin, ça ne fera que la 3ème fois que je me casse les dents sur la
V3.
Arrivés sur place (c'est quand même vachement plus loin que ce dont je me souvenais), c'est la surprise !
La
V3 est désamorcée, on continue avec Déborah et Jean en se disant que l'on va aller vite et faire demi-tour pour essayer de sortir en même temps que l'autre partie de l'équipe.
On ne se met pas debout tout de suite (spolier : on ne s'est pas mis debout du tout), ça continue avec beaucoup de 4 pattes mais on arrive dans une zone où l'on reconnait une morphologie d'exutoire de trop plein (un pey comme la
Grotte de Prérouge dans les Bauges).
On passe donc la bifurcation vers la
Galerie des Spécialistes, la
Salle à manger, on court presque (presque) dans le
Boulevard des Kits et on s'arrête devant une bifurcation.
On est 3, aucun de nous n'a la topo, aucun ne l'a regardée avant de descendre tellement on était sûr de s'arrêter à la
V3.
Jean s'engage dans la galerie qui remonte à gauche, Déborah va voir à droit, la galerie semble descendre.
Au bout de 5min les 2 reviennent au niveau d'Arthur qui attendait à la bifurcation, vue l'heure on choisit de faire demi-tour, on reviendra forcément, Arthur ayant envie de découvrir le plus beau collecteur du Doubs (qui est plus loin, forcément) et Jean et Déborah qui ont envie de revenir faire de jolies photos (quelle idée de s'infliger le portage d'un kit photo dans le Dahu !).
Chose notable : on a croisé un cadavre de rongeur (Loir ou Lériot ?) et 3 de chauve-souris tous recouverts de moisissures et pas complètement décomposés (mais aucune odeur).
Comment sont-ils arrivés jusqu'ici ? Comment sont-ils morts ?
Y a t il des failles qui remontent d'ici à l'extérieur ?
Ont il été emportés par une crue ? Mais depuis où ? Et si l'eau est venue jusque là , pourquoi la
V3 est-elle désamorcée ?
[/Arthur]
Lavage du matos perso au gîte le dimanche matin et nettoyage du gîte pour l'équipe qui n'a pas fait le
Dahu. Déjeuner dehors au soleil puis départ vers le Sentier karstique de
Merey-sous-Montrond, toujours aussi agréable, surtout en fin de journée. Nous avons rendez-vous avec l'autre moitié du groupe aux alentours de
Besançon pour récupérer le matériel perso car, pour gagner du temps sur le retour, ils ne sont pas revenus au gîte après le
Dahu.